QUELQUE PART – SOMEWHERE

Quelque part ; pour y vivre et pour y appartenir. Regarder l’autre et se voir… se regarder et voir l’autre. Tel un miroir qui reflète une mer dont les vagues submergent et enveloppent. Ces vagues qui noient, ces vagues qui lavent et qui laissent derrière elle un amas de sable froid sur la plage. Un sable que le soleil aura vite fait de réchauffer.

Il suffit d’un moment et tout nous échappe ou tout nous revient. Une envie nourrie par un besoin de sentir un nouveau souffle nous soulever de terre. Alors, nous reprenons notre envol… parce que nous y croyons. Et le vent emporte les feuilles d’un passé qu’on oublie, ou qu’on rejette, tout simplement. C’est dans cette eau qui rafraîchissait que nous avons plongé et qui nous donnait l’impression de tenir le monde dans le creux de la main.

Quelque part entre rêve et réalité ; et nous sommes rendus là, dans cet ailleurs qui nous colle à la peau. Ce quelque part qui nous paralyse parfois, ce quelque part qui nous délivre souvent et par lequel nous pouvons choisir de faire, de vivre une part du rêve et une part de la réalité.

L’autre, c’est cette partie de nous que nous chérissons, qui nous fige, qui nous berce, qui nous tue et qui nous ressuscite. Décider de ne pas vivre avec la morsure de la peur, mais de faire une force encore plus forte que ce que toutes ces faiblesses, que tous ces coups et que toutes ces angoisses.

Alors, c’est un départ pour un autre quelque part… avec cet-te autre, car la vie sans quoi ne serait pas la Vie. Une main, celle que nous tenions… celle qui se tend toujours ; par devoir ou par amour… ? Cette main que aimerions tenir un encore peu plus longtemps. Et faire de cette main la coupe d’un quelque part que nous boirions, ensemble, tel un vin au goût divin.

D.A. Lavoie

© Copyright 2018 DA LAVOIE

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Somewhere ; to live there and to belong to it. Look at the other and see us… look  at us  and see the other. Like a mirror that reflects a sea whose waves submerge and envelop. These waves that drown, those waves that wash and leave behind a mass of cold sand on the beach. A sand that the sun will quickly warm up.

It only takes a moment and everything escapes us or everything comes back to us. A desire nourished by a need to feel a new breath lift us from the ground. So we take off again … because we believe in it. And the wind carries the leaves of a past that we forget, or simply reject. It was in this refreshing water that we dipped and it gave us the impression of holding the world in the palm of the hand.

Somewhere between dream and reality; and we went there, in this elsewhere that sticks to our skin. This somewhere that sometimes paralyzes us, that somewhere that delivers us often and by which we can choose to do, to live part of the dream and part of reality.

The other is that part of us that we cherish, that freezes us, that cradles us, kills us and raises us up. Decide not to live with the bite of fear, but to make a force even stronger than all these weaknesses, all these blows and all these anxieties.

So, it’s a departure for another somewhere … with this other, because life without it would not be Life. One hand, the one we were holding … the one that is still stretched out; by duty or by love ….? That hand that we would like to hold a little longer. And to make of this hand the cut of one somewhere that we’d drink, together, like a wine with a divine taste.

D.A. Lavoie

© Copyright 2018 DA LAVOIE

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VÉRONIQUE – VERONICA

English version after the French one.

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Les journées de ce début de septembre se font plus courtes déjà. Par contre, le soleil brille aussi fort qu’en juillet, même si la température se veut plus fraîche.

Une ombre passe et cache un sourire. Véronique sait qu’elle est , mais elle ne sait plus si elle existe. Dans son cœur et dans sa tête, une tempête qu’un vent violent semble déchaîner. Pourtant, le soleil brille dehors, ainsi tout devrait sourire non? Alors, pourquoi cette lourdeur indiscrète qui vient peser sur ses épaules? Véronique l’ignore…elle attend simplement. Qu’attend-t-elle? Tout ou rien. Que se rallume la lumière, que le temps passe ou que les mots en elle revivent.

Le téléphone sonne. Elle le laisse sonner longtemps, jusqu’à ce que ce son devenu assourdissant se taise. Qui était-ce? Elle ne le sait pas et elle s’en fout un peu. Insensibilité soudaine ou au contraire est-ce ce trop de sensibilité qui lui fait mal, tel un mal de vivre? Elle lève les yeux au moment où le soleil se couche et que l’horizon ne soit plus qu’une ligne de feu qui sépare le ciel et la terre.  »Quel spectacle magnifique »,  se dit-elle. Donc, la vie est encore là, même si l’existence se fait invisible parfois.Véronique se lève, un peu chancelante par ses pieds engourdis.

Demain…il devrait être différent d’aujourd’hui même s’il lui ressemblera aussi…alors, rien ne sert de se désespérer ni de tenter de repousser tout ce qui n’est pas encore. Le cri d’un oiseau de nuit…sa tête qui s’étourdit et son cœur qui bat fort…non, Véronique est…elle marche vers toi…lui tendras-tu la main?

DA Lavoie.

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LE TRAIN DE LA VIE – THE TRAIN OF LIFE

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English version after the French one

Une autre semaine débute alors que beaucoup sont encore en vacances. La mer et la plage, le camping et la montagne, ou bien le lac et le chalet. De nombreuses heures qui s’écoulent trop rapidement! Certains prennent l’avion, font le trajet en auto ou encore en train. Peu importe le moyen de transport, puisque l’objectif est le même : s’éloigner de la maison, du quotidien et du boulot!

Parmi tous les trains pris, il en existe un dont la destination ne saurait être établie ni devinée…c’est le train de la vie. Qu’on monte à bord parce qu’on le veut ou qu’on y soit passager parce c’est de nature, chacun de nous voyage via ce moyen de transport.

Le train de la vie…celui qui m’a vu naître, grandir, vivre, aimer, souffrir…et aimer encore. Ce train que j’ai pris tant de fois, qui m’a conduit là où je suis…ce train qui n’avance que doucement maintenant, tellement il m’a conduit loin.

Ce train de la vie, il est celui qui contient toutes nos expériences vécues, nos joies et nos peines. Il est ce soleil qui brille même lorsque le ciel est couvert de nuages. Le train de la vie nous entraîne tous sur ses rails de découvertes et d’explorations.

Il est encore celui qui me fait dire ‘’Je t’aime’’ même si je doute parfois. Ce train de la vie qui me fait sentir que je peux toujours être digne d’amour…et pour vous, ce train sera fidèle au rendez-vous, puisque sans lui nous n’allons nulle part!

D.A. Lavoie

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Another week begins when many are still on vacation. The sea and the beach, the camping and the mountain or the lake and the cottage. Many hours go by too quickly! Some take the plane, commute by car or train. Regardless of the means of transport, since the goal is the same: to get away from home and from work!

Of all the trains took, there is one whose destination cannot be determined or guessed…this is the train of life. We boarded because we want it or because it’s nature, no matter, because each of us journey through this means of transport.

The train of life…one that I was born, grow, live, love, suffer and loved in. The train I took so many times, that led me to where I am…this train advances only slowly now, because he drove me so far, so many times.

This train of life, it is one that contains all of our experiences, our joys and our sorrows. It is the sun that shines even when the sky is covered with clouds. The train of life takes us all on track discoveries and explorations.

It is still the one that makes me say  »I love you », even though I sometimes have doubts. This train of life that makes me feel that I can always be worthy of love…and for you, this train will be faithful to the appointment, because without it we go nowhere!

D.A. Lavoie

DIRE OUI – SAY YES

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English version follows the French one.

Encore les heures qui défilent sur l’horloge de nos vies. Une heure, puis un jour…une semaine puis un mois. Pourtant avec tout ça, personne n’a encore réussi à saisir ce temps qui passe, parfois trop vite pour certains ou trop lentement pour d’autres. Dire que nous sommes tellement habitués à courir, ou à l’opposé à ne rien faire, que nous n’entendons plus que ces ‘’non’’ qui fusent d’un bord et de l’autre.

Non à plus de ressources positives…non à cet ancien amoureux qui revient vers vous…non à ce que se fasse la clarté…non à l’inconnu…non à soi-même (nous refuser à nous-même le droit d’être qui nous sommes). Finalement, n’est-ce pas à la vie que nous disons ‘’non’’ alors?

Qu’en serait-il si nous osions dire oui? Oui à cet homme qui mendie…oui à cette flamme qui brûlait jadis…oui à la lumière…oui à l’étranger…oui à qui nous sommes (donc, nous accepter tel que nous sommes). Ainsi, ce serait un oui à la vie, peu importe ce vers quoi elle nous mène.

Cela semble tellement plus difficile de dire oui que de dire non. Toutefois, ne nous permettrions-nous pas d’être plus heureux ainsi? Libre d’aimer, de donner, de prendre sans se sentir mal, de partager sans le regretter tout de suite après? Vivre et aimer se nourrissent de ces ‘’oui’’.

Les années passent et que choisirons-nous? Rester là à ne rien faire ou simplement oser vivre? Que faudrait-il, dites-moi? Rien de plus qu’un sourire d’ouverture à la vie et oser dire ‘’oui’’? Dire oui non pas pour nous écraser, mais afin de nous tourner vers ce qui est positif et aimant.

D.A. Lavoie

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Still, the hours are parading on the clock of our lives. One hour and then one day…one week then a month. With all that, nobody has yet managed to capture the passing of time, sometimes too fast or too slow for some others. We are so accustomed to running, or away doing nothing, that we do not hear these » no » erupting at one edge and the other.

No to more positive resources…no to this former lover who returns to you…no to what could be done in clarity… no to the unknown…no to oneself (we then deny ourselves the right to be who we are). Finally, is it not to life we say » no » then?

What would happen if we dared to say yes? Yes to this man begging…yes to this once flame burning…yes to light abroad.. yes to who we are (so we accept ourselves as we are). Thus, it would be a yes to life, regardless of the direction in which it leads us.

This seems so much harder to say yes than to say no. However, would we not be happier as well? Free to love, to give, to take without feeling bad, to share without regretting it right after? Living and loving feed on these » yes ».

The years pass and what will we choose? Sit there and do nothing or simply dare to live? What would it take, tell me? Nothing more than a smile of openness to life and to dare to say  » yes »? Say yes not to break down, but to turn to what is positive and loving.

D.A. Lavoie

CES MOTS – THESE WORDS.

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The English version is following the French one.

 »Ces mots qui toujours se suivent, se mêlent et qui aussi s’enchaînent, même après toutes ces années. Mots d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Qu’ils se soient égarés ou qu’ils n’aient été que mis en veille, ils ne sauraient être perdus ni inutiles. Ne détiennent-ils pas le pouvoir et le privilège de nous faire tantôt sourire ou pleurer ? Qu’ils aient été chantés il y a mille ans ou qu’ils ne soient couchés sur du papier qu’à cet instant, qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs, peu importe. Tous ces mots sont là, prêts à séduire, à capter la vie ou à dire la mort. Ils se font maîtres de nos pensées et de nos songes, qu’ils soient éveillés ou endormis. Raconter des parcelles de vie n’est jamais facile.

Pour noircir du papier, il doit donc subsister cette portion de vérité… et bien sûr, se créer cette part de fiction. Ces parties où tout peut devenir une mise à nu de l’âme, du cœur et du corps aussi. Cette vie qui semble déjà appartenir à un autre monde où tout serait arrivé à quelqu’un d’autre, par cette partie de l’existence que nous appelons le passé.  Donc, cette fraction inexplorée d’un éden dont nous aurions jadis foulé le sol et que nous aurions quelque peu entrevu. Ou même, cette vie pourrait se construire sur tous les demains qui sont ce morceau appartenant encore à l’inconnu que nous chercherions encore, parce que toujours ce fragment d’un miraculeux ailleurs nous envoûterait.

Enfin, puissent tous ces mots qui encore savent si bien nous transporter nous conduisent au-delà de nos maux et de nos doutes. Même, qu’ils suscitent un ravissement qui les porterait au-delà d’eux-mêmes, afin que nous puissions croire que la mort est partie de la vie, et pour également nous persuader que cette vie présente en nous peut nous délivrer un peu plus chaque jour de cette mort que nous portons. ».

D.A. Lavoie.

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Vivre ce qui est. – To live what is.

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English version follows the French one.

 

Le soleil est là; la neige fond tout doucement sur le toit de l’immeuble. Cela crée un bruit de fond qui ressemble à de la pluie qui tombe ou à une douce musique venue calmée les angoisses d’une nuit sans rêve. Le silence a lui aussi quelque chose de pur et de magique…même le calendrier accroché au mur semble sourire!

 »Aussi longtemps qu’il y aura une distinction entre ‘’ce qui devrait être’’ et ‘’ce qui est ‘’, les conflits surviendront systématiquement et toute source de conflit est un gaspillage d’énergie.  » – Krishanamurti.

En somme, ce que cela veut dire, c’est peut-être bien que nous devrions avoir la sagesse d’accepter notre réalité, sans nous juger et encore plus celle de ne pas juger les autres. Surtout, il serait si facile, et encore plus sain, de nous accorder le privilège et le droit d’être, tout simplement. Et lorsque nous saurons exister pour nous aimer tels que nous le sommes, il nous sera alors tellement plus naturel de laisser les autres exister pour ce qu’ils sont…non? Cela semble trop facile, dit comme ça…mais c’est tout de même un bon commencement!

Combien de fois n’entendons-nous pas les gens dirent,  »Il faudrait que mes voisins changent pour que je sois heureux.’’, comme si leurs vies ne dépendaient que des autres? Ne serait-il pas plus facile de dire plutôt  » Mes voisins sont ce qu’ils sont et être heureux est MA responsabilité après tout, pas la leur.  ». Car après avoir compris et intégrer cette vérité, on laisse aller ce qui ne nous appartient pas et nous nous sentons mieux, en-dedans comme en dehors. L’énergie vivante qui circule dans nos veines pourrait peut-être alors se libérer, sans tout le gaspillage dont elle est victime!?

Nous perdons trop de temps, et surtout de ressort (vie & énergie), en consacrant à nos frustrations et à nos  »il faudrait » nos plus belles années…tellement, que nous ne nous accordons justement plus le temps, ni la liberté, de vivre tout simplement. Et tout ça se termine par l’explosion de nos angoisses, de nos peurs et de tout autre sentiment négatif!

VIVRE ET LAISSER VIVRE…ce ne devrait pas être plus compliqué que cela. Pourtant, nous le compliquons toujours trop. Peut-être est-ce enfin le temps de lâcher les  » ce qui devrait  » et savourer plutôt les  » ce qui est  », donc également de cesser de vouloir absolument tout changer???

D.A. Lavoie

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L’important, c’est la Rose…- The important thing is the Rose…

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Le soleil brille, la nuit fut peuplée de doux rêves, quelque part un enfant est né, signe que la vie reprend le dessus…puis je respire donc, je vis…et j’écris ces lignes. Pendant ce temps quelque part ailleurs dans le monde, une femme se tient douloureusement debout. Pour elle, la rose a perdue son éclat et ne lui a laissée que les épines je crois.

Malgré cela, il y a ce matin les mots d’une chanson de Bécaud qui flottent dans l’air… »…l’important, c’est la rose, l’important c’est la rose…crois-moi… ». Comme ça au fond, le bonheur et la joie de vivre, et d’être, sont là tout autour de nous, dans ces choses banales du quotidien?

Alors, je crois que le texte de Ruth Fishel qui suivra sera tout indiqué pour suivre cette ligne de pensée.

 »Les choses ne se passent pas toujours comme on l’aimerait. La vie peut prendre une tournure étrange et décevante, qui est souvent indépendante de notre volonté. Les inondations et les tempêtes, la chaleur et le froid, les fluctuations boursières et les évènements qui surviennent dans le monde, pour ne citer que quelques exemples, peuvent complètement modifier le cours de notre vie extérieure.

Lorsque vos pensées vous ramènent au temps où les gens, les endroits et les choses ne fonctionnaient pas de façon positive pour vous, prenez le temps de vous arrêter quelques instants et de méditer. Souvenez-vous du bien que vous avez fait, de votre gentillesse envers les autres et de l’amour que vous leur avez manifesté.

Un sourire, le partage des joies qu’offrent un coucher ou un lever de soleil, montrer à un enfant à monter à bicyclette ou à faire voler son cerf-volant…voilà les gestes qui comptent dans la vie. Prendre le temps de pousser un enfant sur une balançoire, d’aider un voisin, d’écrire une lettre, d’envoyer une carte. Donner d’une façon qui ne peut jamais être remplacée par l’argent, voilà des gestes dont on se souviendra toujours. ».

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Ouais…il doit forcément y avoir une autre magie dans le fait de prendre le temps de se dire : ‘’Hé, je ne suis pas si mal ni mauvais/e. Si je regarde bien au fond, je devrais encore être capable de dénicher un peu d’amour pour moi aussi non?!? Que se passerait-il pour nous, dans nos cœurs et nos esprits, si aujourd’hui nous nous arrêtions et nous rappelions tous les moments où nous nous sommes donnés avec amour? Nos succès ne sont-ils pas là? Pourquoi donc chercher ailleurs ce qui se trouve au creux de nos mains?!? Car si nous y songeons vraiment, par tous nos gestes et paroles d’amitié et d’amour, nous SOMMES des personnes très riches…dès que nous comprenons que rien ne peut quantifier ces instants donnés avec joie et désintéressement, humilité et douceur…car ceux-ci n’ont tout simplement pas de prix…alors nous osons reconnaître notre richesse.

Dire que tant de gens se croient pauvres parce qu’ils ne voient plus leur richesse. Alors que… »…l’important, c’est la rose….crois-moi…toi pour qui, donnant-donnant, j’ai chanté ces quelques lignes comme pour te faire un signe en passant…dis à ton tour maintenant que la vie n’a d’importance que par une fleur qui danse sur le temps…l’important, c’est la rose… »

D.A. Lavoie

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Le Miracle de l’Espoir – The Miracle of Hope

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Bonjour;

même si le vent souffle dehors et aussi pas mal sur ma vie, je me sens un peu appelée à écrire le dernier article de la série  »Le miracle de…. ». Je vais donc essayer d’exprimer ce que j’aurais aimé vous dire tout en espérant que mes pensées suivront bien!

Le miracle de l’espoir…il me vient d’une mère qui même en étant assaillit par tous ses maux, ne cessa jamais de croire en cette vie. Il me vient aussi d’une fille qui se démène pour surnager et qui croit que rien n’a encore commencé pour elle. Ou bien il arrive par cette sœur qui ignore peut-être quel sera le résultat d’une batterie de tests médicaux de toutes sortes, mais qui essaie de ne pas seulement voir le côté sombre de ce qui en sera.

Le miracle de l’espoir, c’est aussi lorsque je vois cette femme qui souffre au-delà de l’entendu et de la compréhension des gens, mais qui tout même ne cesse de se dire que demain tout ira mieux. Je l’entends également de mon fils qui se cherche encore, mais qui sait comme on sait que le jour vient après la nuit que demain, tout peut changer pour lui. Le miracle de l’espoir, il existe dans chaque homme qui croit en quelque chose et qui se bat sans relâche pour cet idéal.

 Mais ce miracle de l’espoir, quel visage porte-t-il et d’où vient-il? D’un peu partout je dirais. Du désert à l’oasis caché par une dune de sable. D’un gratte-ciel de Manhattan qui dissimule un nuage gris qui veut pleuvoir sur la ville. Le miracle de l’espoir, je le vois de plus dans le regard de ces gens qui ont manifestés pour une démocratie à laquelle ils ont tous été si longtemps  privés.

Cet espoir qui offre de ne jamais cesser de croire, de combattre une injustice, de lutter pour un monde meilleur, il existe toutefois aussi dans le pardon. Parce lorsque nous pardonnons, nous nous permettons de fermer une porte puis d’en ouvrir une autre derrière laquelle un paysage encore plus magnifique nous attend. Ce pardon dont nous avons la grandeur d’accorder  à soi-même et à l’autre, il nettoie en profondeur le sale qui demeurait collé au fond de nos entrailles. Alors ainsi nous pouvons progresser vers un mont qui lui sera définitivement plus harmonieux et plus gracieux.

Donc si vous êtes d’accord avec moi, tous ces éléments de nos parcours que j’ai osé appeler miracles (amour, vie et espoir), ils se complètent tous et se suivent. De même qu’ils peuvent s’égrener comme une suite de crédos que chacun de nous récitent. Puisque la vie elle-même n’est-elle pas le plus grand de tous ces miracles? Oui mais pour vivre il faut aimer; l’amour, quel immense cadeau. Un présent qui se perpétue par tous ces dons de soi que nous offrons autour de nous et qui deviennent telle une pluie de roses qui se déverse sur nos existences. Et la vie, l’amour, le don de soi, le partage, ne se prolongent-ils pas par toute cette persévérance que nous déposons comme un tapis Persan sur nos années? Ce persistant courage qui se traduit par tous ces élans qui durent et durent encore, ne peut-il pas qu’apporter l’espoir qui nous permet à tous de repartir après nos chutes?

Bref, du jour de nos naissances jusqu’au jour de nos morts se construit la vie, l’amour, le don de soi, la persévérance et l’espoir. Et si aujourd’hui ce fut au tour de l’espoir de venir s’ajouter aux autres miracles, il est tout de même la clé, donc le commencement, de tout le reste. Je me permettrai de répéter cet énoncé de Martin Gray qui manifestement est le symbole même de l’espoir… » Sans espoir, que vaut la vie de l’homme?  ». En somme, l’espoir est le moteur qui permet à la vie de prendre sa place, à l’amour de naître, à l’homme d’apprendre à donner et à persévérer…car il sait que si son espoir domine, il peut vaincre et aller au-delà des limites que d’autres ont voulus un jour lui imposés.

Tous ces miracles, regarder-les bien droit dans les yeux; car ils sont tout ce qui fait que la terre tourne encore, que l’humain EST, que l’eau de la mer, même si elle est parfois polluée, offre son eau, que le ciel demeure bleu malgré les avions qui sillonnent son firmament. Avec eux et par eux grandira l’humanité. Sans eux, amour, vie et espoir, cette humanité ne saurait être rien de ce qu’elle se doit d’être. Hum, beaucoup trop idéaliste ou irréel? Peut-être que si…ou bien non? À vous de trouver les réponses qui vous conviennent alors…et puissiez-vous dès être bénis, voir et VIVRE l’un de ces miracles…et même les trois!!!

D.A. Lavoie

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Le miracle de l’amour – The miracle of love.

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The English version following the French one.

 Le miracle de l’amour. Mais de quel amour parlons-nous? De celui de cette jeune femme qui croit, qui s’accroche, qui espère et qui voit dans les yeux de son amoureux toute la splendeur que peut-être vous et moi ne voyons pas? Parce que nous sommes ailleurs; ou parce que nous n’avons plus vingt ans, tout simplement. Mais cet amour il est né un jour, puis il a grandi, il s’est débattu, il a arraché des larmes de douleur; mais plus que tout, il vit encore plus fort que jamais.

Le miracle de l’amour…c’est aussi cette mère qui prend son fils dans ses bras en lui disant tout bas qu’elle l’aime même si elle n’est plus tout à fait la même que plus jeune celui-ci avait connu. Le miracle de l’amour, il existe chaque jour dans ce père dont les yeux se posent sur son enfant devenu grand.

Le miracle de l’amour, c’est encore et toujours ces frémissements dans la voix lorsqu’on tombe par hasard sur l’objet de toute cette tendresse. La chaleur qui nous envahie en voyant son sourire ne fait que nous confirmer notre chute.

Le miracle de l’amour, c’est lorsque malgré la peur, malgré l’incertitude et malgré l’obscurité nous osons dire  »je t’aime ». Que nous déplaçons toutes les montagnes pour enfin arriver de l’autre côté de nos ombres. Et que nous nous retrouvons à nous abandonner dans les mains de cet/te autre qui nous fait chavirer.

Le miracle de l’amour se propage et s’épanouit tous les jours dans les cœurs de tous les amoureux de la terre qui osent encore se donner corps et âme dans une relation d’intense communion avec l’autre. C’est voir dans les yeux de son amoureux l’étendue de son amour pour nous…c’est sentir que ses mains retiennent toujours enfermé l’oiseau de nos désirs et de nos frissons.

Et au-delà de tout cet amour romantique, il y a l’Amour tout court. Celui que l’on dit universel…celui-là même qui nous permet d’aimer nos frères là-bas en Afrique ou en Chine. Alors si nous croyons que l’amour existe encore, il nous est permit d’apercevoir sa lumière et de sentir toute sa douceur. Car ce miracle de l’amour, c’est lorsque tout fait mal mais que nous allons toujours  nous battant pour nos idéaux, nos rêves et pour qu’un jour tous…moi, vous, le pauvre, le riche, le mendiant, le roi, l’adulé ou l’oublié se sentent enfin appartenir sur cette planète. Et même ce miracle de l’amour s’étend aussi à cette Terre que nous devons chérir et protéger.

Le miracle de l’amour, c’est de ne plus regarder l’autre comme s’il n’existait qu’à côté de sa vie. C’est de le prendre dans ses bras et de l’écouter lorsqu’il pleure. De lui permettre d’exister comme il l’entend sans le juger ni le rejeter. Le miracle de l’amour, c’est simplement d’AIMER. La mesure de l’amour n’est-elle pas d’aimer sans mesure, comme le disait Saint-Augustin?1005365_10201672065941923_1957679066_n

Le miracle de l’amour, c’est aussi cette vie qui s’élève au-dessus de tout. Parce cet amour donne la vie, parce que cet amour EST la vie. Et son miracle est justement d’être l’un des plus merveilleux mystères de cette vie qui se crée maintenant, aujourd’hui.

Le miracle de l’amour n’attend qu’à être découvert par nous tous. Il nous attend à chaque tournant de nos vies. Il est là à chaque virage et dans chaque personne que nous rencontrons. Ce miracle de l’amour, c’est également celui du pardon qui nous fait nous sentir mieux lorsque que nous effaçons ces fautes auxquelles jadis nous accordions trop d’importance. La grâce du pardon fait à soi-même et aux autres délivre et vient également du miracle de l’amour. En fait, le miracle de l’amour n’attend qu’à être vécu et pas seulement frôlé; et il se bâtit lui aussi un jour à la fois.

Ce miracle de l’amour, nous le méritons tous aussi en quelque part, ne croyez-vous pas?

D.A. Lavoie

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Vide et Plénitude – Emptiness and Fulness

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Un bruit qui vient on ne sait d’où, mais dont le murmure émis en sourdine vient rompre un silence dans lequel Sophie s’était perdue. Un instant, ou toute une éternité, elle tombe toujours plus bas. Son esprit tourbillonne et ne cesse de la jeter dans ce tunnel que toute sa vie elle a fui. Pourquoi se doit-elle de toujours le visiter?

Un vide, un néant…que seule une noirceur étreint de ses bras d’acier. C’est un peu comme atteindre le sommet d’une montagne russe au manège. Tu montes toujours plus haut, oui…et soudain, c’est la chute de la machine…la voilà qui dégringole brusquement, sans manière, et Sophie s’écrase au fond de son siège, tentant de retenir sa nausée.

Cette image serait-elle sa vie et son existence? Ce soir, elle ne sait plus…et elle s’en fout même un peu! Rien ne peut avoir d’importance après tout, pour cette fille qui n’est pas, se dit-elle. On lui dit qu’elle est encore, qu’elle aime et donne beaucoup…ah oui? Bon, on doit s’être trompé de personne alors, lui répète une voix malveillante et quelque peu cruelle.

Un vide, un néant…et la nuit qui encore une fois vient étendre son manteau poisseux sur son lit. Ce manteau ne couvre pas du tout Sophie, ni ne la protège du froid. Une nuit, n’est-ce pas fait pour dormir et rêver? Oui…notre amie a bien rêvée…mais de qui, de quoi ou quand? Son esprit ne se souvient pas…et elle ne fait aucun effort pour raviver cette mémoire, puisque celle-ci aussi dort dans un ciel sans étoile.

Un vide…puis une plénitude. Tout le contraire quoi. Sophie sourit pourtant…car malgré tout, elle sait que la lumière du jour effacera la nuit…et que bientôt elle aura encore envie de rire et de chanter.

Une plénitude que seul la Magie de la Vie qui bat en elle peut remplir…au plus creux de ses ombres, Sophie sait que rien n’est basé sur des certitudes. Donc, même le mal-être qui l’habite en ce moment, demain ne sera plus. Car à sa lassitude, à sa mélancolie et à son néant, se greffent le courage, l’espoir et la foi. Ainsi, aucun vide ne fait longtemps le poids, cela elle l’a appris.

Un vide et une plénitude. L’échange d’un baiser froid et sans feu de la mort contre un vrai baiser chaud et passionné de la vie. Sophie a embrassée  le vide, mais c’était hier déjà. À cet instant où je vous écris ces lignes, elle embrasse sa plénitude malgré une plaie encore et toujours ouverte…mais ce tunnel qui tentait une fois de plus de la perdre, elle ne l’emprunte pas et mène ses pas vers la lumière.

D.A. Lavoie.

========== English version follows ==========

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