S’EN SORTIR

Entre le rêve, le désir et ce que nous aimerions qui soit, il existe ce que nous appelons la réalité. Elle se détermine par ce moment où nous prenons conscience de ce qui est, d’où vient l’expression «faire face à la réalité». Elle doit se construire, se bâtir, par l’adaptation au moment présent. Ce moment présent est fait de tous ces événements qui se passent maintenant, à l’instant précis où nous en parlons.

Ce que nous sommes peut être, et est, influencé par ce qui est, et vice-versa. Il nous faut donc orienter nos pensées et nos actions vers l’objectif, le but, que chacun vise, car celui-ci conditionne et détermine nos vies.

Faire, être et vivre avec ce qui est deviennent des dimensions physiques et mentales qui doivent être mues par le désir, la volonté et le courage de progresser. Si, et lorsque, nous ne parvenons pas à trouver en nous, et pour nous, les ressources nécessaires au changement désiré, nous nous devons de chercher. C’est notre devoir premier envers nous-mêmes, avant d’être celui des autres. Nous devons le faire, car cela est un besoin qui est nécessaire à notre équilibre et à notre cheminement, voir même à notre survie.

Car il existe chez l’être humain cette capacité, donc une possibilité, de trouver un endroit en lui qui lui permet de changer son mal-être en bien-être. Il faut y croire fort, mais cela ne suffit pas ; il faut désormais agir. Sans ignorer ni minimiser le problème, l’être humain est donc en mesure de rendre possible ce qui semblait impossible, de combler ce vide et de panser ce manque dans ce qu’il vit.

Cependant, comment faire lorsque nous croyons ne pas avoir les moyens et les aptitudes physiques, matériels, humains, émotionnels et mentaux pour réussir ? Nous nous sentons parfois démunis et incertains de posséder les capacités qu’il nous faudrait.

Que faire pour nous en sortir ? Prendre conscience et admettre notre réalité ? Accepter d’être devant un mur et de ne pas être assurés de pouvoir le franchir ? Nous faut-il agir afin de trouver le chemin à parcourir pour effectuer ce changement à l’intérieur de nous ?

Tout cela peut débuter par des choses toutes simples. Il faut marcher un pas à la fois, tout doucement, et commencer la descente en soi, vers la paix intérieure. Puis après cela, entreprendre la montée vers le changement, puisque ce dernier se prépare d’abord en nous.

En revanche, nous devons éviter de tomber dans le piège qui veut nous faire croire que tout nous est dû et de nous servir de cette ignorance pour excuser notre manque d’action. Il nous faut bien intégrer que personne ne doit rien à personne et personne n’est obligé à nous. Soyons alors reconnaissants de la vie en nous et envers ceux et celles qui nous tendent la main. Nous ne devons pas nous complaire et nous enfermer dans un rôle de victime, sans quoi nous ne pourrons pas être les acteurs de nos vies ; nous ne pourrons qu’en être les spectateurs.

Une fois le concept que personne ne doit rien à personne et que personne n’appartient à personne est appris, retenu et pacifié, une ouverture vers le bonheur et la sérénité d’être qui nous sommes guide nos pas parfois chancelants.

Nous en sortir ? Cela n’appartient qu’à nous, à la route que nous choisissons de prendre et à l’horizon que nous voyons. Le mal n’est pas de dire ni de chercher, mais de se taire, d’ignorer, ou de fuir.

DA Lavoie

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