PARFUM D’ADIEU

 

 

1529b903228a9062eb70011371a15c60Nous nous étions connues à l’âge de sept ans. C’était une gamine espiègle, curieuse, intrépide, indépendante, volontaire, généreuse, sensible, orgueilleuse et fière, parfois même un peu dure (était-ce une carapace qu’elle se mettait  pour se protéger ?)… et je dirais même osée! Plus une chose lui était interdite, plus nous étions certains qu’elle foncerait droit dedans sans baisser les yeux! Elle semblait ignorer le doute, le manque de confiance en elle ou encore la peur, sans doute afin de ne rien manquer…et surtout pour ne pas se manquer elle-même.

Elle avait grandi entre l’amour débordant d’une mère douce et battue, tant moralement que physiquement, d’un père distant qui semblait souvent indifférent et d’un frère plus âgé quelque peu rejeté et limité, mais qu’elle protégeait avec amour et loyauté, ses trois sœurs aînées étant parties au loin. Elle était alors un peu devenue la protectrice qui défendait la veuve et l’orphelin.

Mes souvenirs d’elle et de nous… par où commencer ? Ils sont là, bien vivants, mais tout écrire m’est douloureux, même si intérieurement je souris en revoyant son visage ouvert et ses yeux lumineux.

À toi… tu es là en moi pour toujours. Une amitié spéciale nous unissait… tu es là-haut et tu me regardes sans doute. Tu as terminé ta course folle vers un soleil brûlant. Tu vois, je ne pleure pas même si ma gorge se noue et que mon cœur a mal.

Pour toi, toujours aller là où les autres ne vont pas, vivre pleinement ce contre-courant, goûter à tout, explorer les interdits et longer les corridors sombres et inhabituels était naturel, logique… bref, tout simplement toi.

Il y a longtemps qu’on ne s’est pas vues. Comme tu vois, je suis loin de toi physiquement et je vis enfin l’Amour entier que parfois j’avais inconsciemment attendu.

Non, tu n’es plus là. Un parfum d’adieu embaume l’air ces derniers jours. Cependant, tu ne meurs pas totalement, puisque tu vis dans mon cœur… ce n’est qu’un au revoir alors, du moins, jusqu’à ce que je te rejoigne ! Dors maintenant, repose-toi de tes guerres.

Et puis, tu sais quoi? Je suis bien, car mes souvenirs de toi sont doux. Comme tu disais : ‘On est pas riche mais on est bien.’ !

Parfum d’adieu…à ta santé mon amie, au revoir. Tu as fermé les yeux pour toujours sur ce monde et tu les ouvres sur un autre, tout neuf… ton âme plane. Puisses-tu à présent voyager en paix.

D.A. Lavoie

© D.A. Lavoie – Tous droits réservés.

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6 réflexions sur “PARFUM D’ADIEU

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