LE LIVRE NUMÉRIQUE ET MOI.

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Pourquoi est-ce qu’en février dernier, j’ai choisi de publier, ou plutôt d’autoéditer, mes livres en format numérique uniquement? Cette question-là, plusieurs me l’ont posé. Lorsque j’ai fait des articles publicitaires annonçant la parution de mon premier livre publié en numérique, on me demandait : ‘’Oui mais, où puis-je me le procurer, dans quelle librairie?’’. Alors évidemment, on recherchait une version imprimée en papier, soit une édition traditionnelle donc…et ce, même si j’avais pris le soin de bien préciser en début d’article que mon livre était disponible en version numérique uniquement. Ainsi, nombreux sont les lecteurs et lectrices qui associe le mot livre avec version papier. Or, c’est ainsi que se soulevait deux questions : le livre numérique, appelé aussi livre électronique ou livre-l, est-il un vrai livre? Et quels sont les coûts reliés à la publication, pour un éditeur, et à la lecture pour un lecteur?

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Avant de poursuivre cet article, je tiens à préciser que tout ce qui se dit ici vient seulement de moi et n’implique personne d’autre. Ceci seront donc les conclusions logiques de mon expérience individuelle avec le numérique.
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À la première question, le livre numérique est-il un vrai livre? Je réponds : oui, définitivement. Ce qui me permet de répondre sans hésitation à cette question que plusieurs se posent, ou encore que certains rejettent puisque pour eux seul le livre papier est digne de ce nom. Pourquoi en est-il ainsi? Sans aucun doute parce que le livre papier existe depuis des centaines d’années, qu’il reflète l’image sacrée de l’art de l’écriture et que le livre papier a une forme physique que nous pouvons toucher et manier. Loin de moi l’idée de renier ici le livre papier de quelque manière que ce soit.

Si j’ose affirmer que le livre numérique est un vrai livre, c’est parce que je me souviens de toutes les heures, les journées et les mois passés à écrire, inventer, réécrire, réinventer, aligner des phrases et recommencer mes textes dans l’unique but d’en faire ce qu’ils deviendraient : des livres. Puis, lorsque je croyais être en mesure d’écrire le mot fin à l’un d’eux, je relisais encore afin de me mettre dans la peau du lecteur en me demandant si ce que j’avais à offrir était digne d’être appelé un livre, moi qui ai toujours été une amoureuse des mots et très respectueuse des auteurs, de leurs créations littéraires. Moi, anonyme femme , un jour est venu où j’ai pu écrire le mot fin et dire fièrement : oui, c’est un livre.

À la deuxième question, quels sont les coûts reliés à la publication pour l’éditeur et le lecteur, je réponds : tout dépend. Cela dépend si l’auteur décide de s’adresser à une maison de publication des formats numériques, car ainsi, il est naturel et évident qu’un éditeur ne fera pas le travail de mise en page et de publication gratuitement. Par contre, et ici je tiens encore une fois à préciser que ceci n’implique que moi, si vous dénicher les bons logiciels de conversion des formats numériques, si vous possédez déjà un ordinateur, si vous y investissez tout le temps nécessaire, ne comptez pas vos heures, ni vos maux de tête (lol!), et si l’obtention de numéros ISBN est tout à fait gratuite ou non, cela dépend dans quel pays vous vivez, vous parvenez à autoéditer sans frais.

Pour ma part, puisqu’au Canada nous pouvons obtenir des numéros d’ISBN gratuitement, les coûts d’édition furent nul…0. Voilà donc un avantage pour moi…après avoir tout organisé et m’être informée des points légaux, je pouvais donc librement, sans dépendre de qui que ce soit, auto publier mes livres en numériques sans qu’il m’en coûte un sous. Ont-ils autant de valeur et sont-ils pour autant des livres appréciés que s’ils étaient en version papier? Ce sera aux lecteurs de dire…moi j’ai fait mon boulot en les rendant disponible à tous!

Dernier point : pour le lecteur, les coûts reliés aux livres numériques sont-ils plus ou moins élevés que l’achat d’un livre papier? Là, tout devient une affaire de perceptions et de satisfactions personnelles. Pour ma part, je conclus ceci : en premier lieu, le coût semble majeur, puisque le lecteur doit acheter une liseuse, ou une tablette, ces appareils expressément conçus pour le téléchargement et la lecture des livres numériques, et nous le savons, ces appareils peuvent être assez dispendieux. Par contre, une fois l’appareil en main, le lecteur peut se procurer nombre de livres numériques d’auteurs connus, et inconnus, à des prix extrêmement bas. Donc, s’il achète 25 livres dans une année à $5.50 pièce, le lecteur n’aura dépensé que $137.50. Alors que s’il achète les mêmes 25 livres à $20.00 l’unité, il lui en aura coûté $500.00. Donc, si l’appareil de lecture a coûté 250.00, il lui en revient moins cher du côté numérique ainsi, car le tout de sa bibliothèque virtuelle lui aura coûté $337.50…et de plus, il a sa liseuse pour pas mal de temps, donc l’investissement des $250.00 ne sont que pour débuter! Cela dit, vous pouvez ajouter des milliers de livre sur votre liseuse…alors que votre bibliothèque physique finit par prendre beaucoup d’espace!

Le livre numérique est-il un livre? Oui, sans hésitation. Vaut-il autant que l’exemplaire papier? De par son contenu et sa qualité littéraire, oui. Le livre papier sera-t-il donc délaissé ou mit au rencart? Non. Version numérique uniquement? Garder le charme du papier et le défendre? Tout tourne autour d’un seul point : la préférence et le besoin de chacun.

D.A. Lavoie.

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À propos D.A. Lavoie
''Mon âme a son secret, ma vie son mystère''...une rêveuse passionnée avec la tête perdue dans certains nuages oui, mais avec les pieds bien sur terre...et toujours amoureuse...de la vie, de l'amour et des mots....puis vivre de tout ce qui est encore à découvrir. ''My soul have its secret, my life its mystery''...a passionate dreamer with her head lost in some clouds yes, but with my feet well on the ground...and always in love...with life, with love, with words...and living by what else is to discover.

8 Responses to LE LIVRE NUMÉRIQUE ET MOI.

  1. flipperine says:

    le livre numérique c’est intéressant et on peut même arriver à trouver des sites gratuits pour télécharger mais ceux sont des vieux titres et quand on se déplace c’est bien pratique ça prend moins de place mais chez soi le bon vieux livre reste plus agréable

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    • D.A. Lavoie says:

      Bonsoir Flipperine…..oui, je suis d’accord avec toi. Un bon vieux livre au coin du feu un soir d’hiver est très agréable! Et comme tu dis, le livre numérique est parfait en voyage, car il ne prend pas beaucoup de place et tu as plusieurs livres avec toi! Merci de ta visite et ton beau commentaire…passe une très belle fin de semaine et gros bisous, Delvi.

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  2. damemiracle says:

    Je suis toujours heureuse de te supporter Delvi, car ta persévérance mérite d’être soulignée mon amie et si tu deviens riche, tu penseras à moi mdrr. Gros bisous et bon week-end, Gigi 😊

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    • D.A. Lavoie says:

      Bof…devenir riche, je ne crois pas! J’écris parce que j’aime et que c’est une passion…l’argent…sais pas, mais il semble avoir peur de moi! Lol! Bon week-end aussi, gros bisous.

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  3. ladyelle134 says:

    Entièrement d’accord, même si j’adore les livres papiers, « Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse » et j’ai autant de plaisir à lire sur tablette, liseuse ou ordinateur que sur papier.
    La vie évolue et change. Avant on « écrivait » sur des parois de grottes, on sculptait des hiéroglyphes, on écrivait sur des parchemins, Gutemberg à tout révolutionné avec son premier livre et il fut pointé du doigt comme le diable. Aujourd’hui on a des supports numériques que certains pointent du doigt également, mais… Ils feront comme nos ancêtres, ils s’adapteront ou pas, mais les générations qui viennent seront numériques qu’on le veuille ou pas ! Alors vaut mieux s’adapter.
    Et je suis sûre d’une chose, c’est que les « beaux » livres papier existeront toujours car il y des choses qu’on ne pourra jamais faire passer par le numérique. 🙂

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    • D.A. Lavoie says:

      Bonsoir ma belle Lady…je suis heureuse de ta visite! Je crois que le trésor contenu dans le livre papier ne seras jamais terni ni remplacé par le numérique. Cependant comme tu dis, les technologies ont évolué et n’en déplaise à certaines personnes, je crois bien humblement que personne ne peut balayer de mépris le livre numérique, puisque C’EST un vrai livre que nous tenons dans nos mains par le biais de nos liseuses et autres supports. Merci de ton judicieux commentaire, très bon vendredi et gros bisous, Delvi.

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  4. damemiracle says:

    J’ai eu le privilège de lire le premier livre numérique que tu as publié par tes propres moyens, oui c’est un vrai livre et c’est vraiment pratique de pouvoir lire un livre numérique, moins pesant en voiture, facile à lire, très intéressant, je vois ici un des principal avantage. J’ai lu aussi deux de tes volumes papier et j’ai bien aimé aussi, tout est une question de préférence. Évidemment pour le coût, le livre numérique a un net avantage, comme tu le dis si bien. Moi j’avais déjà une liseuse, alors pas cher pour un livre d’une auteure comme toi qui a si belle plume. Alors pour moi, je me tourne tranquillement vers le numérique, car j’ai une quantité impressionnante de livres chez moi et je ne sais plus où les classer; je vais sûrement en donner à des œuvres de charité bientôt… Bravo pour ton énorme travail et bonne chance pour la vente de tes volumes Delvi, tu le mérites! Gros bisous, Gigi 🙂

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    • D.A. Lavoie says:

      Bonsoir Gigi…wow, je sais plus trop quoi dire de plus…ton soutien inconditionnel me touche toujours autant…premièrement, je crois que si le but d’un auteur est de vendre et d’écrire pour le fric, alors l’importance et la beauté de cet art est terni, inévitablement. C’est certainement flatteur et encourageant lorsque quelqu’un achète tes livres, mais je le répète, écrire pour l’amour d’écrire doit s’élever au-delà de la convoitise de l’argent…et nombreux sont ceux et celles qui croient encore naïvement ou faussement que dès que l’on publie un livre, voilà c’est fait, on est riche! Euh…non?!? Merci de ta douce présence et gros bisous, Delvi.

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