CONTINUER DE VIVRE – CONTINUE TO LIVE.

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English version follows the French one.

Une fine pluie tombe sur la ville. Le regard indéchiffrable d’un homme au sourire triste et une musique mélancolique. Celle avec qui Edgard partageait sa vie depuis plus de trente est est partie…envolée…morte peut-être. Une voix neutre et froide est venue lui dire plus tôt qu’Élisabeth avait été enlevé…et pourquoi? Pour une bête somme d’argent dont il se fout. Comme si la vie ne tenait plus qu’à cela maintenant; et pour un oui ou un non, il risque la vie de sa femme. Alors que se bouscule tout cela, il faut continuer de vivre.

Tiens, la police est là…il ne se souvient même pas lui avoir téléphoné…non, il ne la pas fait. Un inspecteur lui confirme que quelqu’un a vu la scène de l’enlèvement et que la police est là maintenant pour suivre l’affaire et l’aider. Comment, Edgar ne le sait pas. Tout ce qu’il sait, c’est qu’Élisabeth est encore plus en danger à présent, car le ravisseur lui avait expressément interdit tout contact policier. Pendant que dehors l’asphalte se lave des poussières d’hier, l’attente de quelque chose de fatal s’impose malgré lui dans l’esprit de l’époux. Le téléphone sonne, les policiers quittent tous la pièce en hâte…que se passe-t-il? Edgar l’ignore alors qu’il devrait être le premier acteur de cette pièce sordide.

L’inspecteur revient 2 heures plus tard…quelque chose a très mal tourné; les ravisseurs ont paniqué et Élisabeth a fait les frais de cette grossière erreur et négligence policière…une bavure qui laisse le froid entrer dans le coeur et le corps d’Edgar. Sa femme est partie oui…pour de bon; et il n’a même pas encore compris ni apprivoiser ce qui arrivait. Il prend une photo où Élisabeth lui sourit, heureuse…elle semble lui dire  »Je t’aime ». Il pleure…il lui faut continuer de vivre…mais la raison de cette existence, il ne la connaît plus.

D.A. Lavoie.

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A fine rain is falling on the city. The inscrutable gaze of a man with a sad smile and a melancholic music. The one with whom Edgar shared his life for over thirty is left …flown away…dead maybe. A neutral and cold voice came to tell him earlier that Elizabeth had been kidnapped…and why? For an amount of money he does not care for. And for a yes or no, he now risks the life of his wife. While jostling all this, he must continue to live.

Well, the police is there…he did not even remember phoning them…no, he did not. An inspector confirms him that someone saw the scene of the kidnapping and the police is there now to follow the case and help. How, Edgar does not know. All he knows is that Elizabeth is in greater danger now, because the abductor had expressly forbidden him to contact the police. While outside the asphalt is washed out of the dirt from yesterday, it is the wait for something fatal to happen, and in spite of himself, it is making its way into the mind of the husband. The phone rings, the police leave all the room in haste…what’s happening? Edgar does not know, even if he should be the first player in this sordid piece.

The inspector returned two hours later…something went very wrong; the kidnappers panicked and Elizabeth bore the brunt of the mistake and negligence of the police…a blunder leaving the cold into the heart and the body of Edgar. His wife is gone, yes…for good; and he did not even understand what was happening, nor tame it. He takes a picture where Elizabeth smiles to him, happy…she seems to say » I love you ». He cries…he must continue to live…but the reason for this existence, he no longer knows.

D.A. Lavoie.

 

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12 réflexions sur “CONTINUER DE VIVRE – CONTINUE TO LIVE.

  1. Comme tu dis vrai pour les épines Delvi et pour les roses également, c’est si intéressant de te lire, alors ce n’est jamais trop long pour moi. Gros bisous mon amie et douce nuit, Gigi 🙂

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    1. Bof, pourtant, y’en a qui trouvr que je philosophe un oeu trop à côté de la plaque…mais bon, puisque je ne peux plaire à tout le monde, même que je n’essaie même pas, je me nourris de ceux qui aiment! Merci pour tout.

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  2. Il y a des injustices sur cette terre que nous ne pouvons pas changer, c’est tellement difficile de vivre parfois que nous ne savons pas pourquoi on se bat pour du moins survivre. Comme j’ai lu la deuxième partie de ton texte en premier (Lucia avait raison), si j’avais lu la première partie au début, je serais restée sur ma faim avec un goût très amer au cœur pour Edgar. Il n’en tient qu’à notre attitude vis-à-vis les épreuves qui fait que nous passons mieux au travers que certaines autres personnes. Qui a dit que la vie est un jardin de roses, personne je crois… Merci Delvi pour cette histoire triste, mais qui arrive trop souvent. Tu sais si bien trouver les mots mon amie, bravo! Je t’admire pour ça et pour beaucoup d’autres chose en fait… Gros bisous, à bientôt, Gigi 🙂

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    1. Encore, bonsoir Gigi…ben, lorsque tu vois un petit (2) après le titre, ça voudra dire que c’est la suite de quelqu’article! Lol! Une histoire triste, un évènement bête, fatal, presqu’inhumain. Tout dépend de notre attitude oui…bien que dans des moments comme ça, on en aie plus, d’attitude. Il n’y a que le remord, l’angoisse, le désespoir, souvent la haine et la noirceur. Qui a dit que la vie est un jardin de roses? Je ne sais pas…puis-je le dire moi? La vie est un jardin de roses, belles, parfumées et magnifiques…sauf qu’avec ces roses viennent aussi les épines…ce sont elles qui blessent la vie…et que les gens en voulant trop rapidement cueillir la rose, ne cuiellent que les épines. Les gens lâchent alors prise sur les épines parfois, mais hélas, aussi sur la vie…ou bien alors parfois ils sont un peu victimes d’eux-mêmes et s’accrochent aux épines car la souffrance est la seule chose qui les fait sentir vivants,donc ils gardent les épines, jettent les roses et font le mal tout autour d’eux et en eux. Oups, j’écris encore long…sacrée habitude de laisser les mots venir tout seuls! Bonne soirée, gros bisous, Delvi.

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  3. Un autre style d’écriture assez intéressant, bien que le récit soit court, l’intrigue est bien menée et pose le problème de la vie qui continue . Il faut la vivre malgré les circonstances.
    Y aura t-il une suite ?
    Bon week-end Delvi, bisous ♥

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    1. Bonjour ma belle amie…tu sais, la polyvalence et la diversité d’une humble auteure comme moi est un atout je crois…modestement dit, bien entendu. Cependant, je dois te dire que tu es ma meilleure critique Lucia, car tu sais toujours être objective, ce qui m’est très apprécié, car tu me sers de miroir. N’hésite jamais à me dire ce que tu penses de mes écrits, les mauvais comme les bons points! Tu es très encourageante aussi, merci.

      Pour Edagr, comme pour tant d’autres, une tragédie imprévue l’a jeté dans un gouffre profond, où il fai noir et froid…pourtant, même s’il ne comprend pas trop pourquoi ni comment, la vie continue, malgré tout, malgré lui et le départ cruel de sa femme. Y aura-t-il une suite? Il y a toujours une suite, même lorsqu’elle ne s’écrit pas…mais oui ma douce, j’y songais un peu avant de publier mon dernier article-publicité de mon bouquin numérique. Mais avec ton commentaire si juste, tu me redonnes l’envie de poursuivre, et si je le fais, ce sera à moitié grâce à toi! Merci encore pour tout, tu es une femme et amie superbe…gros bisous, Delvi.

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      1. Merci Delvi, je suis très émue de ton commentaire. Je crois sincèrement qu’un bon auteur apprécie les critiques positives et négatives, c’est cela même qui le pousse à mieux écrire, à se perfectionner. Dans les échanges naissent les bonnes idées. Le regard du lecteur est important, puisque c’est en partie pour lui que l’on écrit aussi.
        Puisque tu me le permets, je serai encore plus vraie avec toi, je ne saurais être autrement d’ailleurs. Alors bonne poursuite mon amie.
        Gros Bisous ♥

        Aimé par 2 people

    2. Bonsoir Lucia…je t’en prie ma belle amie, tu me rends service en me servant de critique constructiive! Afin qu’un auteur soit pas mal complet dans son  »art », il doit savoir plaire, séduire et surtout écrire pour ses lecteurs qui lui servent de miroir en quelque sorte. C’est pourquoi je crois qu’il très important pour un auteur d’être capable d’accepter les critiques constructives et l’humilité de servir les mots. Demeure toujours vraie et celle que tu es Lucia…ta justesse et ton objectivité sont très appréciées. Très bon lundi et gros bisous, Delvi.

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    1. Bonjour Colette…la vie continue pour Edgar, mais est-elle encore une chose tangible pour lui ou n’est-elle plus que le reflet de sa douleur? Tout se remet en question…et il ne reste plus que la façon dont nous chosissons de survivre qui nous tient. Merci à toi ma belle amie, bonne fin de joirnée et gros bisous, Delvi.

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    1. Hélas oui Flipperine…une fin tragique qui peut-être aurait pu être éviter….et ce texte s’enroule autour de ce drame et surtout de son époux défait. Merci de ta visite, bonne fin de journée et gros bisous. Delvi.

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