Vivre: un droit ou un privilège? – To live: a right or a privilege?

CopyscapeEnglish version right after the French one.

Une autre journée qui s’achève…un autre coucher de soleil qui n’a pas tardé à venir. Vivre; est-ce un droit ou un privilège? Voilà bien une question que Marius se pose ce soir.

‘’Vivre, est-ce une chose due ou bien méritée? Que faut-il pour vivre vraiment? Un bien, un bonheur quelconque, un gain ou rien de tout cela? ». C’est alors qu’il entend cette voix qui ne cesse de lui répéter que puisque le bonheur est avant tout en soi, vivre sa vie offre tellement.

Alors, Marius ne peut plus empêcher cette voix de dire encore:  »Un privilège…pour celui qui a faim, pour cette femme dont l’enfant pleure, pour le frère parti à la guerre depuis trop longtemps. Ou encore pour celui à qui il ne semble plus rien rester, qui a beaucoup donné, qui a aimé; mais qui est seul aujourd’hui. Seul avec sa vie; seul avec sa solitude, ses fantômes et ses démons. Pourtant pour le nouveau-né, vivre est un droit. D’ailleurs c’en est un pour tout le monde, non? Alors pourquoi trop souvent ce droit qu’a chaque être humain en naissant finit-il par ne plus devenir qu’un privilège?

Vivre est devenu un privilège, parce que soudain je n’ai plus le droit de respirer le même air que les autres. Privilège, parce qu’un jour je m’aperçois que plus personne ne se préoccupe de moi. Ainsi, cette vie que j’aimais tant et qui était mienne par droit lors de ma naissance devient un piège qui se referme sur moi et me maintient dans une chambre froide et exiguë. Tout ça parce que je ne peux plus donner comme il y a il y 15 ans. Ce droit que j’avais de parler, de rire, de surtout dire ce en quoi je croyais, il semble ne plus exister, tout simplement. Du  moins, je finis par le croire, même si ce n’est pas tout à fait réaliste de le penser. Après tout, il doit bien y avoir encore une part de moi qui dort au fond quelque part! Mais elle devient comme moi, invisible et inconnu. Pourquoi? Parce que mon voisin ne sait même plus que j’habite à côté de lui. Parce que quelqu’un un beau matin a décidé qu’une loi humaine devait régir; et que ce quelqu’un avait impunément cru que cette loi serait juste. Alors qu’elle finit par tuer l’élan de vie qui palpitait encore hier.’’.

Marius s’est tu…je vois le vide qui creuse ses yeux, la fatigue et surtout la lassitude devant lui-même. Vivre…c’était, je le crois, un droit. Ce devrait toujours l’être. Pourquoi avons-nous laissé ce droit à la vie devenir un privilège pour cet homme qui marche le dos courbé parce que sa vie lui devenu pesante?

D.A. Lavoie

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Another day that ends…another sunset that did not take long to come.  To live, is it a right or a privilege? That’s the question that arises Marius tonight.

‘’To live, is this something due or deserved? What does it take to really live? An asset, a happiness of some kind, a gain or nothing of this? ». That’s when he hears this voice that keeps repeating to him that since happiness is above all in himself, living life still offers so much.

So, Marius cannot prevent this voice from saying:  »A privilege…for the hungry, for the woman whose child is crying, for a brother gone to war for too long. Or to the one to whom it seems nothing is left, which gave a lot, who loved, but that is lonely today. Alone with his life; alone with his loneliness, his ghosts and his demons. Yet for the newborn, living is a right. Besides, it is one for everyone, right? So why too often that right which every human has when he is born eventually ends up being a privilege?

Living has become a privilege, because suddenly I no longer have the right to breathe the same air as others. A privilege because one day I find out that nobody worries about me. And this life that I loved so much and that was mine by right at my birth becomes a trap that closes on me and keeps me in a cold and cramped room. All because I cannot give as I could 15 years ago. This right that I had to talk, to laugh, and especially say what I believed in, it seems to no longer exist altogether. At least I sometimes believe it, even if it is not quite realistic to think so. After all, there must still be a part of me sleeping in the background somewhere! But it becomes like me, invisible and unknown. Why? Because my neighbor does not even know that I live next to him. Because someone decided one morning that a human law should rule, and that someone had thought with impunity that this law would be fair. But instead, it ends up killing the momentum of life still throbbed yesterday. ».

Marius has shut down…I see at the vacuum hollow his eyes, fatigue and weariness towards himself. To live…it was, I think, a right. It should always be. So why did we let this right of life become a privilege for the man who walks hunched because his life he became burdensome to him?

D. A. Lavoie

 

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11 réflexions sur “Vivre: un droit ou un privilège? – To live: a right or a privilege?

  1. Bonjour Delvina ,  » Vivre : un droit ou un privilège  » est un papier pas comme les autres , du moment qui touche aux choses de la vie courante .
    a mon avis , vivre est un droit .
    Quiconque vivant sur terre a le droit de vivre et ce quelque soit son rang social …
    même les SDF ( les sans domiciles fixes ) et ceux/celles des bras fonds de la société .
    dans cet ordre d’idées , je peux dire que certaines familles sont favorisées par la vie , elle sont née sous un toit ou l’aisance était présente depuis des bustes par contre d’autres la vie constitue pour elles un combat continu et quotidiennement du lever du jour , au coucher du soir ….
    J’ai bien apprécié l’expression :
     » ..Vivre est un droit …pour tout le monde .. »
    Merci Delvina de ce régale intellectuel combien vivant .
    bravo bravo bravo ! et bonne continuité pour ta beauté culturelle et la verve de ta bonne plume combien très fertile .
    mes amitié Majid .

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    1. Bonsoir Majid…oui vivre est un droit pout tout le monde, peu importe la natonalité, la classe sociale ou encore la culture. Rares sont ceux et celles qui choisissent de vivre dsans la rue…quelques une le font, mais ce sont souvent les circonstances, la pauvreté, l’oubli, l’indifférence et même le rejet ou la haine qui repousse ces gens dans leur misère. Alors pour eux, vivre semble devenu un privilège que la société leur accorde! Vivre est un droit…vivre est un choix parfois, souvent…et un privilège dans le sens de reconnaissance parfois également. Merci de ta viste etde toncommentaire…passe une très belle semaine et gros bisous. Delvi.

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  2. La vie est un don inestimable dont nous devons prendre bien soin et un privilège incroyable.
    Il est vrai que parfois, quand nous passons par des moments difficiles, nous avons le droit de nous questionner et c’est tout à fait normal… La maladie, la solitude, la vieillesse nous amènent parfois à ne plus avoir autant le goût de vivre, mais il faut puiser au fond de nous l’espoir, la petite flamme qui nous ramènera à se sentir plus serein et nous aider à faire confiance encore à la vie. Nous sommes impuissants devant certaines situations, mais nous avons une responsabilité envers nous-mêmes et envers les autres d’aider ceux qui vivent des moments difficiles. Certaines personnes, dont particulièrement nos dirigeants, souvent s’en lavent les mains de la misère des gens et nous sommes impuissants devant cette situation et ça me frustre tellement… Je vis la maladie, le jugement, l’indifférence et la discrimination, heureusement je ne suis pas seule à me battre; c’est ce qui me donne la force de continuer.
    Je peux très bien comprendre les personnes seules qui ont à faire face à des situations semblables à la mienne, pouvant vraiment se décourager et ne pas voir d’issue. Je n’ai pas de solution miracle à tout ça malheureusement, ça prend du courage et de la détermination pour seulement survivre. Je m’éternise, je ne trouve plus les mots Delvi. Ce texte me bouleverse énormément, je cherche comment je pourrais faire davantage, avec les capacités que j’ai pour aider les plus démunis. C’est un questionnement que chacune et chacun de nous devrait faire au plus profond de nous afin que les choses finissent par changer… Mes combats personnels me demandent tellement déjà. Mon amie, merci pour avoir suscité avec ton écrit, une si bonne réflexion, comme j’aimerais que bien des gens le lisent et le commentent. Gros bisous Delvi, à bientôt mon amie 🙂

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    1. Bonsoir Gigi…hé bien, j’en ai eu pour mon argent comme on dit! Lol! Tu sais toujours me toucher toi. Il est vrai que ce texte est assez fort et même peut amener à voir lu côté plus noir des choses, mais il se veut surtout une réflexion dont je crois chacun de nous devrions prendre conscience. Je comprends très bien qu’on ne peut certes pas soutenir les gens du monde entier, mais déjà commencer par soi-nême, son voisin ou l’homme de la rue, pourrait nous amener à prendre conscience justement que souvent, le mal de vivre n’est que nourrit par un autre mal…le mal de l’abandon et de l’indifférence de tous ceux qui s’ils le voudraient pourraient faire en sorte que des choses changent et que des lois deviennent un peu plus humaine et réaliste tant qu’aux besoins des autres. On pourrait en débattre longtemps tu sais…mais sache que même le plus petit grain de sable qui s’amoncèle sur la plage fait lui aussi partie de ce rivage magnifique qu’erst la vie. Merci ma douce amie pour tout ton soutien et je te reparle bientôt, gros bisous. Delvi.

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      1. Oui j’imagine que je t’ai prise un peu par surprise avec mon commentaire Delvi, je crois que j’ai tout dit ce que j’avais à dire sur ton texte si inspirant. Je parle toujours avec mon coeur, tu le sais depuis longtemps et je n’ai pas pu faire autrement. Bien dit tes dernières phrases de commentaires, merci à toi pour m’apporter autant. On se parle jeudi si tu veux, fais-moi signe, gros bisous mon amie 🙂

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      2. Que tu parles toujours avec ton coeur n’est certs plus un mystère pour moi! Et c’est comme ça que je t’aime, alors ne change pas! J’ai beaucoup aimé…donc tu réponds tout aussi long et profond que tu le désires! gros bisous. Delvi.

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  3. Vivre ou la vie est un don de Dieu. Et nous avons la responsabilité d’en prendre soin (éviter les excès de toute sorte).
    On peut dire qu’il s’agit d’un privilège parce que Dieu nous en a fait cadeau sans mérite antérieur de notre part.
    Pour moi , il ne s’agit pas d’un droit à défendre à tout prix, car on pourrait faire des excès pour défendre ce droit.

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    1. Bonsoir mon amie…je suis amplement d’accord avec toi…la vie est un cedeau de Dieu…il faut donc la protéger, chacun à sa manière, du mieux qu’on le peut. Des excès, nous en faisons tout à un moment ou l’autre je crois, car nous ne sommes que des être humains, donc imparfaits. Et il y a tous ces excès et ces droits bafouées que les meneurs de ce monde ou nos voisins, font à chaque jour. Merci pour ton beau commentaire et passe un très bon mercredi. Gros bisous, Delvi.

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  4. Peut être invisible et inconnu, mais elle est là, et doit y être jusqu’à la fin cette part de droit … chacun doit la revendiquer oui, mais si la personne n’en est plus capable que pourrait-ton faire justement pour que cela ne soit pas seulement un privilège … tout un débat Delvi ! OUF ! … Ça fait réfléchir … bon et bel après-midi,
    Gros bisous.

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    1. Bonjour Colette…oui en effet, tout un débat. Comment fait-on pour redonner la dignité de se sentir encore être lorsque l’autre ne se croit même plus exister?!? Tout ceci remonte très loin…cela part de simple voisin, s’étend à l’employeur, au gouvernement…et puis qui ou quoi? La responsabilité de ces abandons sera-t-elle toujours une excuse dont chacun se cachera derrière? Tu sais mon amie, il y ait des choses parfois si incontrôlables devant lesquelles nous nous sentons simplement impuissants…et on dit là-dessus  »C’est la vie »…mais je me demande parfois: est-ce ça la vie? Merci de ton passage et gros bisous, à bientôt. Delvi.

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