Le courage d’être – The courage of being.

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English version following the French one.

Le son d’une cloche au loin ramenait peu à peu Sylvie à  la réalité. Avait-elle rêvée ou s’était-elle seulement endormie pendant tout ce temps? Un sourire, des mots, un regard, puis plus rien. Soudain, le bruit que faisait la cloche se rapprochait de plus en plus d’elle et en devenait même assourdissant. Sylvie ouvrit les yeux, mais pour voir qu’en fait, elle n’avait pas bougée.

Tous ces mois s’étaient écoulés, avec beaucoup d’espoirs, mais aussi endormie dans un sommeil sans repos. Non, elle n’avait pas bougée depuis tout ce temps, ayant toutefois crue  qu’un jour elle pourrait enfin avancer sur ce chemin. Mais elle n’avait fait que piétiner. Les bordures de routes chargées de roses avaient trop tôt perdues leurs éclats et les fleurs n’étaient plus que des tiges aux épines douloureuses.

‘’Que dit-on, que fait-on et où va-t-on après l’orage? Sommes-nous encore les mêmes? Est-ce que ma vie est encore l’existence d’une femme vivante ou le reflet d’un fantôme?’’. De telles questions envahissaient l’esprit de Sylvie au point de presque la faire replonger dans un océan de sombres froidures. Retomber en quelque sorte dans le vide d’un néant…mort déjà. ‘‘Me retrouver encore une fois’’, se disait-elle….’’ou simplement me trouver pour la première fois. Qui suis-je et qu’est-ce que je fais là? Il me faudra encore désormais creuser loin en moi afin de déterrer un filet de ce courage d’être et de vivre que je suis sensée avoir.

Elle poursuit plus loin ses pensées. ‘’Je ne suis plus la même non…je ne suis pas celle qui était ‘’la bonne fille’’, celle dont tout le monde approuvait ‘’la sagesse malgré son jeune âge’’,  et dont tout le monde élevait presqu’au rang d’ange. Celle de ceux ‘’de la bonne société’’ quoi. Pourtant, je ne suis plus ‘’la mauvaise fille’’ non plus; cette rebelle un peu sauvage qui jamais n’a pu être domptée ni apprivoisée…cette bête jouant avec la noirceur et la mort. Mais bon sang alors, qui suis-je? Aurai-je encore maintenant le courage d’être moi, d’être qui je suis? Alors, vous qui vous croyez ‘’du bon côté’’, ne prétendez plus que je sois votre copie ou le reflet de ce que vous concevez. Et vous qui m’avez connue pataugeant dans votre abîme, ne me cherchez plus non plus. Car comme l’oiseau, je me suis envolée.

Je ne suis donc ni bonne ni mauvaise, mais seulement moi, prise entre les deux mondes et valsant sur le fil presqu’invisible du temps. Je n’appartiens pas à vos univers, peut-être un peu plus au mien. Cet univers d’amour, d’espoir, de magie, de noir, d’ombrages ou encore de tous ces inconnus qu’est le mien. Et puisqu’au fond je n’ai rien à prouver à personne sauf à moi-même, le courage d’être qui je suis, je le rebâtirai. J’y aurai perdu des plumes, comme on dit, mais n’essayez plus de me catégoriser ou de me comparer à qui que ce soit…car le jour où se lèvera un autre soleil sera un autre jour d’envol’’.

D.A. Lavoie.

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restlesssleep

The sound of a bell in the distance gradually brought Sylvie reality. Had she dreamed or had she just been sleeping all this time? A smile, some words, a look and then nothing. Suddenly, the sound of the bell was approached more and more and it even became deafening. Sylvie opened her eyes, but to see that in fact she had not moved.

All these months had passed, with high hopes, but also by being in a restless sleep. No, she had not motion blurred since that time, however, having believed that one day she could finally move forward on this path. But she had only trampled. Roadsides full of roses had lost their chips too early and the flowers were only stems with painful thorns.

 »What do they say, what do we and where do we go after the storm? Are we still the same? Is my life still the existence of a living woman or the reflection of a ghost?  ». Such questions invaded the spirit of of Sylvie, to the point that she almost plunge into an ocean of dark coldness. Somehow, it was like falling into the void of nothingness…dead already.   »To find me once again’’, she said…  »or to just find me for the first time. Who am I and what am I doing here? I will have to now dig far in me to find back a thread of the courage to be and to live that I’m supposed to have.

She goes further in her thought.  »I’m not the same no…I’m not the one who was  »the good girl », the one everyone approved  » the wisdom despite her young age’’, and that everyone was putting in the rank of almost an angel. One of those ‘’of good society  », you see. Still, I’m not  »the bad girl » either, this rebel a bit wild which has never been tamed or domesticated….this beast playing with darkness and death. But damn, then who am I? Will I now have the courage to be me, to be who I am? So, you people who think I’m on your  »good side », you no longer need to pretend that I’m your copy or reflection of what you are designing me to be. And you, who have known me wading in your abyss, don’t look for me either. Because like a bird, I’ve flown away.

I am neither good nor bad, but just me, caught between two worlds and waltzing on the almost invisible wire of time. I do not belong to your world, maybe a little more to mine. This universe made of love, hope, magic, black, or shades of the entire unknown which is mine. And since basically I have nothing to prove to anyone except to myself, the courage to be who I am, I will rebuild. I will have lost feathers, as they say, but do not try to categorize me or compare me to anyone…because the day of another sun will rise and then it will be another day for flying away. »

D.A. Lavoie

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32 réflexions sur “Le courage d’être – The courage of being.

  1. Chère Delvi,
    Je viens de te lire, et je suis réchauffée par le sentiment d’être enfin entendue, et comprise , dans un monde, où je me sens « une étrangère » sur bien des plans … .J’ai aimé un être, avec passion ( je ne peux ressentir que ce merveilleux sentiment pour exister), et nous étions en parfaite harmonie sur tous les plans, un rêve…!. Après dix ans d’attente, que ses enfants soient élevés, dix ans de carnets d’amour de poèmes que j’ai publiés, parfois , tels ils étaient talentueux…il m’a passé une bague au doigt , au-dessus de la mer de glace dans les Alpes !.
    Avec le temps, mon fils était devenu un adolescent, que j’ai élevé , seule, son père ne le désirant pas , et gardé jusqu’à 28 ans, j’ai assumé!. Le fait, qu’il n’accepte pas cet homme charmant, tel un rival, j’ai eu « le courage » de rompre…en lui disant que » je ne l’aimais plus », car il serait revenu, toujours dans notre vie. C’était un homme d’honneur, et je ne l’ai jamais revu. Je vis, oui, mais avec un cœur meurtri à jamais , d’autant plus que mon fils est parti rejoindre son père « indigne », peu après!. Ironie infâme de la vie . Depuis trois ans, je ne l’ai pas revu , ni mes deux petits enfants que j’adorais , ultimes amours de ma vie , pourquoi?: je ne le saurai jamais , car ma belle-fille , décédée, détenait ce secret… .C’est un roman que je ne pourrai jamais écrire. Telle est la vie , parfois… .
    Je n’ai pas « ce courage ».
    Le courage ?: mot , aux multiples facettes, qui pourrait passer , parfois , pour lâcheté, ou faiblesse .
    Merci pour ton écrit qui me fait un bien fou, pour affronter un anniversaire empoisonné.
    Amicalement
    Bises
    Dan

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    1. Bonsoir Dan. Merci de venir aussi souvent sur mon humble espace. Je te l’ai dit, tu seras toujours la bienvenue ici…et t’en fais pas, t’es pas la seule à te sentir  »une étrangère » ou encore  »une désignée » qui semble n’appartenir nulle part, sauf que dans son monde!

      C’est vraiment très triste, et dommage, que tu aies renoncée à cet homme que tu aimais tant et qui t’aimait aussi, ce qui est pas trouver tous les jours, crois-moi…pour un fils ingrat qui t’a délaissée et complètement sortie de sa vie. J’y retrouve là la preuve que nous ne devons jamais renoncer à l’amour. Parfois, nous croyons que c’est la meilleure chose à faire et que c’est  »courageux ». Mais dis-moi mon amie, est-ce vraiment du courage?!? Je me questionne là…mais je te comprends si bien…j’ai vécu en recluse, si on peut dire, juste après le divorce pour protéger mes enfants. Je ne me suis jamais attachée à un mec quoi! Maintenant qu’ils sont adultes et bien ces enfants, j’aurais bien le droit d’enfin penser à moi…seul hic…je ne sais plus comment faire! Bah, peut-être demain qui sait…rien n’est jamais perdu ma douce, peu importe l’âge que l’on a. Merci encore et passe un très beau dimanche, gros bisous. Delvi.

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  2. Bonjour à tous…,et merci à toi « Delvi »,
    Textes, tous, très intéressants pas leur complémentarité, et leur humanité.
    Mais, à partit du moment, où l’ on nous offre une vie en cadeau , nous devons faire acte de courage dès l’enfance, pour moi , c’est naturel , je n’ai rien à prouver à personne, qu’à moi-même. Ma jeunesse fut courte , pauvre mais merveilleuse, grâce à des parents plein d’amour.
    La vie est un défi , et j’adore les défis depuis toujours, attention par rapport à moi-même…,j’avoue avoir des difficultés à accepter la lâcheté, mais je la comprends, et j’ai protégé mes amis incapables de réagir devant un obstacle. Et, je continue!.
    Le courage suprême c’est , quand on est au fond d’un puits aux parois lisses, de remonter parfois difficilement avec courage , seul , car les mains qui se tendent , pour vous venir en aide, sont souvent vaines. C’est du vécu.
    Le courage de vivre n’est pas le même à chaque période de vie… .
    Quand à ne pas pleurer, ce qui serait exorciser ses chagrins , est parfois impossible, cela dépend de chaque être. Quand je dis « pleines de larmes » , je songe aux autres , pas à moi , je ne sais pas vivre sans mes amours , je sais donner, et difficilement recevoir, c’est dû à une enfance où j’ai été vite responsable. Le courage, c’est de vivre pour les autres, d’être disponible, de leurs donner la force que l’on a en soi, c’est un don. Il est vrai que je suis une perfectionniste, que j’aime progresser sur tous les plans, car je suis une battante, et même une militante, j’ai toujours foncé et parfois …dans un mur. J’ai souvent perdu, et j’en suis responsable, par orgueil , sans doute? . »Nobody is perfect! », et tant mieux!.
    Je suis , aujourd’hui, seule , depuis très longtemps, et par décision, j’ai refusé de refaire ma vie. Mais ,dans la vie , parfois il faut avoir le courage, pour continuer de vivre , d’être « amputé », pour éviter la gangrène. ( image dure, mais réelle, quand on a vécu des moments graves).
    Je pense que les croyants, de toutes religions, qui sont mes amis (je suis agnostique et pourtant d’origine Italienne), ont beaucoup d’angoisse concernant la mort, c’est paradoxal , je sais . Je l’attends , avec sérénité, après avoir vécu à outrance, et réalisé tous mes rêves, sans regrets, je ne connaîs pas l’ennui , ni la solitude, je vis en paix, avec mes chats, et mon jardin enchanté. Quoique la tendresse partagée me manque terriblement… .
    Le soleil éclaire mes bambous dans le jardin, et je suis envahie par la joie de vivre, encore!.
    Et comme l’écrivait Jack London: « Il ne suffit pas d’exister, il faut vivre! ».
    Bises
    Dan

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    1. Bravo Dan! Tu es revenue plus forte que jamais et sache que je respecte et admire beaucoup les gens comme toi. Les pleurs servent à exorciser la peine oui…à laver l’esprit et soulager le coeur dit-on. Et comme trop de gens, je refoule parfois, par fierté…orgueil? Un peu peut-être, mais pas beaucoup.

      Ta citation de Jack London est tout à fait en diapason avec ma ligne de pensée et même de vie. Vivre c’est plus que simplement exister…car si je regarde ce monde qui rejette les  »désignées » comme moi, et ben, pfff, je n’existe certes pas pour eux! Mais je peux dire sans crainte ni honte et très fort: vous ne m’avez pas eu, car je VIS.

      Tu es une femme super…j’essaie de répondre à tes commentaires en accord avec ce que je pense vraiment, sans chachette ni manière. Mais tu sais quoi ma douce amie? Tu as le droit d’être fière de qui tu es, de tout ce que tu as fait. Tu es une battante, une guerrière de l’amour en sorte. Ceux qui ont la foi comme tu dis, mais qui sont angoissé/e/s, pourquoi le sont-ils??? Peut-être parce qu’ils n’ont pas la conscience tranquille ni ne sont en paix et en harmonie avec eux-même? Alors ils redirigent cette angoisse vers un Dieu supposément punisseur…mais non, pas du tout…cessons de croire en ce mythe de la punition et optons plutôt pour celui de la miséricorde et du pardon, cela changerait le regard de bien des gans qui voient encore un bonhomme à barbe blanche qui n’attend que le moment de les punir! Merci Dan pour tout ton soutien et ta belle présence franche…j’aime+++ et j’apprécie nos discussions mon amie…et pas besoin de dire seulement pour faire plaisir, car le respect entre nous est évident, donc on peut oser dire…très bon week-end et gros bisous. Delvi.

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  3. Bonjour Delvina ,
     » Le courage d’être la  » est un papier de portée psychologique..je l’ai trouvé très très intéressante …au fait , qu’est ce-ce que le courage ?
    Le courage , c’est la peur vaincue .
    Part contre la lâcheté , c’est la peur consentie .
    Être , signifie : exister …
    le courage d’être , c’est prouver à autrui , a son entourage , à la société que je suis là , c’est moi !…
    c’est l’affirmation de la soi de la personnalité , dire son mot , ne pas avoir honte , ni être timide
    Marcher la tête haute ou parler à haute voix montre le degré de l’affirmation de soi ,
    s’acquitter de ses devoirs et réclamer ses droits dans la vie sociale , familiale , professionnelle , sentimentale ou autre…
    J’ai bien apprécie l’expression :
     » ma vie est l’existence d’une femme vivante … »
    Merci de ce régale intellectuel , combien constructif et édifiant .
    Bravo !plutôt chapeaux ! pour ta beauté culturelle et la verve de ta bonne plume d’or
    combien très fertile …Mes amitié Majid .

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    1. Bonsoir Majid…ton commentaire me ravi encore une fois! Je suis très d’accord avec toi…sauf peut-être sur le point que, et je te cite,  »le courage d’être, c’est prouver à autrui, à son entourage, à la société que je suis là… ». Tu sais mon ami, à trente ans on a encore souvent le sentiment que nous devons nous prouver aux autres afin qu’ils voient que nous existons. Cependant je te dis, avec mon  »grand âge » et l’expérience, et aussi après avoir valsé partout pas mal, qu’aujourd’hui non, je n’ai rien à prouver à personne, si ce n’est qu’à moi-même. Le courage d’être, c’est aussi cela: arrêter de vouloir à tout prix se faire une place que souvent on te refuse, afin de prouver quelque chose, aux autres, et plutôt de choisir de faire un peu plus pour moi. Mais je comprends très bien ce que tu me dis et ton commentaire es très judicieux et approprié, merci mon cher. Passe un très beau week-end, à bientôt et gros bisous. Delvi.

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  4. Merci pour ce texte, et ce sujet.
    Pour moi, il n’y a pas de courage d’être!. A partir du moment où nous sommes sur cette terre , nous nous devons de vivre à tout prix!. Quels que soient les épreuves, les peines, les impondérables surtout pour nos proches et amis. Personnellement, ayant vécu « en aventurière », au sens propre du terme, » défier la dame en noir! », avec mon ex-mari, et mon fils, le courage, est, surtout lorsque l’on se retrouve dans des situations, où la vie est en danger: Je l’ai vécu , je l’ai surmonté. Mais je pense à ceux qui ont connu les camps de la mort, et nous, qui avons parcouru le Moyen-Orient etc., la misère humaine. Tout est relatif.
    Eux , être, c’est survivre!.C ‘est plus que du courage…!.
    Mais je reconnaîs que notre vie quotidienne n’est pas « un long fleuve tranquille », je le sais après 74 années de vie , pour avoir affronté une vie très dure.Je pense aussi à ceux qui luttent contre des maladies très cruelles (mon frère depuis quatre ans , ma belle fille qui n’est plus, à 39 ans!), à tous mes disparus… .Alors, pour moi , je parle non d’être, mais de vivre au jour le jour , quoiqu’il arrive, santé, petits bonheurs ou chagrins, avec des plaies ouvertes inguérissables, « je le sais! », c’est terrible. Autour de moi , c’est le vide absolu, la douleur physique je l’affronte avec le sourire, là, le courage est de rigueur, mais je redoute celle du cœur.
    Et je pense à cette citation: « Ne me serrez pas comme cela , je suis pleine de larmes! « (Auteur inconnu). Le tout , c’est de tenir, personnellement, sans l’aide de personne, sans la foi. hélas!
    Bises
    Dan

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    1. Bonjour Dan…ton commentaire me laisse un peu bizarre, mais je comprends très bien ton point de vue. Cependant, sache que pour être, tu ES…sinon tu n’aurais pas toutes ces belles chose à dire. Le courage d’être, c’est justement de continuer malgré tout…à croire, à espérer et à survivre. Tu es une survivante de cette vie dure qui t’a bouculée…et je suis aussi une survivante de la mienne. Mais nous somes encore là. Comme ta citation le dit, tu es pleine de larmes…et pourquoi? Ne pleure pas sur toi ma douce, tu t’es battue et tu as franchie des barrières que d’autre se contentent de contourner par peur de l’inconnu. Des gens souffrent de tout, partout, et j’en conviens…cela me fait si mal aussi de voir cette soi-disante humanité ne pas être si humaine que cela, tout compte fait. Tenir personnellement…oui, certain que la volonté, et de là se dit le courage d’être, peut, doit et est louangeable lorsqu’accomplit seul/e…la grande question: si les hommes ne parviennent pas à atteindre ce niveau de perfection, car ceci est de la perfection, comment peut-il alors la toucher cette paix si nécessaire à son existence justement??? Vivre, aimer, survivre et se battre demande, et SONT de la Foi, que l’on croit en Dieu ou non. La foi en toi, en ta vie, etc. Cette Foi est je le sais, je le crois, tangible et nécessaire, elle existe en nous puisque nous rechons toujours un quelqconque paradis perdu. Celui de l’amour justement…de al naissance, de la vie et même de al mort Avec la Foi, on a pas peur de vivre, ni de mourir. Je crois que tu es trop exigeante envers toi-même et perfectioniste…laisse couler la rivière et abandonne-toi; le moment est venu maintenant d’être en paix et de te reposer. Merci ma tendre amie pour ton commentaire et ta visite…à bientôt, gros bisous. Delvi.

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  5. Bonsoir Delvi,
    Pourquoi faut-il que chaque fois que je passe sur ton blog ou celui d’Elisabeth (Tarot psychologique), je lise le sujet où se posent mes interrogations. J’ai très souvent eu envie de les mettre sur mon blog. Des réflexions aussi personnelles qui m’appartiennent. La vie est trop sombre avec des éclaircies pour ouvrir la cage dorée où mon compagnon m’a enfermée. D’où mon absence actuelle où j’ai pris le chemin de moi-même. J’aimerais parler des autres femmes qui vivent ou survivent malgré les maux, les raconter, mais comment m’y prendre ?
    Merci pour ce morceau de texte que je comprends si bien. J’opterais pour monter et je ferais pas à pas sans regarder le sommet. J’ai lu cela d’un auteur dont j’ai oublié le nom, peut-être dans le Prophète ? peut-être un autre. L’auteur écrivait que ce n’était pas la distance ni le sommet qui était important, mais l’action dans l’immédiat. Sénèque serait certainement d’accord dans cette action 🙂
    J’en suis loin dans mes réflexions, celles que Sénèque écrivait à Lucilius. La vie ? Je n’en rajouterai rien, ce serait trop sombre, même si j’avance à l’aveugle vers le sommet ou droit devant moi. L’énergie est payante, mais jusqu’à quand ?
    Merci pour ce beau texte et désolée de ne venir que rarement. Je m’occupe de moi, et aimerais trouver les mots pour les partager avec toutes les femmes qui sont si nombreuses à côtoyer, les maux subis psychologiquement au sein du couple. Loin de l’amour tout cela, mais se rapprochant de la perversion, d’une relation devenue toxique. Un arrière possible, je n’en sais rien.
    Je t’embrasse.
    G.

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    1. Ma chère amie…sache que pour moi, ce n’est pas la quantité qui compte, mais la qualité. Et je suis certaine qu’il en est ainsi pour toi aussi. Que tu viennes un peu plus rarement ici n’est pas  »mortel » pour moi…car je sais qu’au fond de toi tu es toujours présente!

      Les relations de couple ne sont jamais de tout repos selon moi…et toutes les autres relations aussi si j’y pense bien…amicales, fraternelles, filiales, professionnelle, etc. Il faut y travailler fort jour après jour. Et encore là, parfois cela semble ne pas être assez! Alors, si on ne fait pas attention, on se perd dans un dédalle de pièges pouvant devenir très dangeureux et toxiques. Sans rien citer de personne, moi je crois que gravir toute montagne qui se dresse soudain devant nous demande plus que du courage de surface. Cela demande le courage retrouvé dans l’affrontement de ses peurs, de ses angoisses et surtout de ses propres manques. Donc, cela revient à dire, prendre la responsabilité de sa vie et de son bonheur. Car c’est quoi le bonheur, sinon que la reconnaissance et vivre par qui nous sommes?!? Il est souvent plus facile de tomber et difficile de se relever. J’ai déjà lu cette phrase de je ne me souviens plus de qui, qui disait:  »Tomber est humain, mais se relever est divin. ». Divin pourquoi? Parce que cela nous demande une force que l’on ne croyait pas posséder, mais qui pourtant dort en chacun de nous.

      Peu importe ce dont tu passes à travers ma douce…je te dis seulement: courage et ne lâche pas…ne t’abandonne pas. Cela, on a pas besoin de la faire, puisque les autres le font pour nous! Par abandon je ne fais pas référence ici à l’abandon physique, mais à celui moral, émotionnel de ce dans quoi nous avions osé plonger! Bon, ma réponse est assez longue, oups! Tu peux prendre de mes articles si tu veux; seule condition, c’est que tu mentionnes mon nom…mais je n’ai pas peur venant de toi, car je sais que tu respectes les droits d’auteur. Merci de ta belle visite, bonne chance et gros bisous. Delvi.

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      1. Bonjour Delvi,
        C’est parce que j’essaie de ne pas m’abandonner que dans la vie réelle, je m’occupe de moi. Ce n’est chose aisée. J’ai découvert dans mon existence tant de cas de figure de co-existence, et là j’en découvre encore. Je m’en serais bien passée. Quant à tes citations, j’ai les réflérences de Boris Cyrulnyk. Rebondir oui, mais il s’agit surtout d’énergie. Heureusement que dans la vie réelle je trouve le soutien nécessaire à l’extérieur de la maison. Je ne lâche pas. Je devrais plus souvent songer à la prière, celle qui m’a si souvent aidée dans le passé. Merci pour tes mots et ta confiance.
        Je t’embrasse et te souhaite une belle semaine.
        G.

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      2. Bonjoue G., non ne lâche pas…et je sais que tu es capapble de rebondir. Vivre n’est pas chose facile, qu’on vienne pas me dire le contraire…mais survivre est encore plus glorieux, je crois.  »Je m’en serais bien passée » dis-tu…je comprends ce que tu veux dire…mais, et cela va pour tout le monde, tant qu’il y a de la vie, il y a aussi des apprentissageset cela ne se termine pas. Des choses viendront encore nous bouleverser…une consolation cependant: celle de pouvoir dire…j’ai essayé, j’ai réussi donc j’ai vécu. Bonne semaine, merci et gros bisous. Delvi.

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  6. Rien n’est jamais tout noir et jamais tout blanc, nous sommes des êtres humains avec leurs forces et leurs faiblesses, quand nous trébuchons, nous devons trouver le courage de continuer et si la montagne est trop grosse, il faut la contourner. J’aime beaucoup ton texte Delvi et les deux images sont si significatives, très bon choix mon amie! Bonne fin de journée, gros bisous 🙂

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    1. Bonjour Gigi, heureuse que tu aimes. Contourner la montagne…ne faut-il pas plus de courage et de persévérance ncore que de la gravir? Nous avons ainsi plus l’impression de ne pas être sa  »victime »’, mais bien victorieux/se. Parfois, des pierres dures viennent fracasser notre bulle…mais ces pierres sont des pierres d’achoppement, elles nous permettent de franchir certaines limites et encore de nous renforci dans nous. Merci de ton com, j’apprécie. gros bisous. Delvi.

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      1. Je ne sais pas si gravir la montagne nous rend plus fort ou victorieux, je crois que ce qui est important c’est de trouver notre chemin, peu importe s’il est un peu plus long pour ne pas se fracasser contre un mur. J’ai essayé plusieurs fois de gravir des montagnes et j’ai appris que parfois, il est préférable d’en faire le tour, même si c’est un plus long. On savoure la victoire de toute façon si on décide de se choisir et de dépasser nos limites. Je suis toujours heureuse de commenter tes textes Delvi, merci et bon début de semaine mon amie 🙂

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      2. Bonjour Gigi…oui, la sagesse nous conseille de savoir quand cesser de gravir la montagne et de seulement la contourner. J’ai trop appris à gravir, donc je suis têtue! L’imortant là-deans est que quelque soit de la façon dont nous avançons, c’est d’avancer! Merci, bonne fin de journée et gros bisous.

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  7. Que j’aime cette finale du texte Delvi et comme tu as bien su choisir l’illustration !
    Bonne poursuite de cet après-midi à toi et douce soirée … ce soir, je vais a défilé de nuit du Carnaval ! Bisous.

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    1. Bonojur Colette…cette finale est l’annonce d’un autre recommencemnt en somme…le retour pour Sylvie aux sources d’eau vives! Merci ma belle amie pour ta visite, bonne fin de jouirnée et amuse-toi bien au Carnaval! Gros bisous. Delvi.

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    1. I think many people exprerience this kind of feeling at some point. What is a shame though, is not to live by it, but to ignore it and keep on walking the road others walk, aven if they’re not happy in it. Thanks Amy for coming by, big hugs, Delvi.

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      1. My heart won’t let me walk other roads, Delvi. It’s always been that way. I just will not compromise to this world.

        I came back to re-read this. Your flow with words is magical and so powerful. Thank you for sharing this with me. Love, Amy

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      2. Thank you again Amy, your presence here means a lot to me you know. Sometimes when we look back on some things, we stille find in them a bit of the truth that lives in us. Have a geat evening, big hugs. Delvi.

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      3. And I (((HUG))) you in return, my friend. Have a Blessed evening! Love, Amy

        On Sunday, February 16, 2014, D.A. LAVOIE: wrote:

        > D.A. Lavoie commented: « Thank you again Amy, your presence here means > a lot to me you know. Sometimes when we look back on some things, we stille > find in them a bit of the truth that lives in us. Have a geat evening, big > hugs. Delvi. »

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