À suivre…(2) – To be Continued…(2)

…et ça continue pour une seconde partie! Je terminais la première partie de ‘’À suivre (1)’’ en écrivant qu’il n’y avait jamais de fin, tout juste des recommencements. Aujourd’hui, j’y crois encore. Pour tout dire, comment écrire le mot ‘’fin’’ alors que le film n’est même pas commencé? Qu’une simple et un peu brumeuse introduction fut à peine entrevue?

Changer encore…car bien plus que la peur de l’autre, c’est une peur face à moi-même qui me rejette dans ce tourbillon de noirceur. J’écoute et j’entends une chanson…elle me dit tout ce que mon cœur, qui veut l’emporter sur ma tête, me répète.

‘’Vouloir t’aimer…remplie d’incertitudes…souffler sur la poussière…je dois trouver ma route…pour ne plus jamais y retourner…’’. Ne plus y retourner…mais dans quoi exactement? Simplement peut-être de ne plus retourner sur mes pas…de ne plus crier à en perdre haleine dans le vide et à me faire mal pour rien…de ne plus retourner à me sentir incapable, indigne, ou encore inapte, devant l’amour et la vie, et croire ne pas y avoir droit…de ne plus retourner dans cette rivière glacée, à essayer de toujours nager à contre-courant, mais cette fois, enfin, me laisser porter et accueillir la vague que tu es.

‘’Vouloir t’aimer…apprendre la confiance, pardonner à l’avance, car c’est à moi de changer…partager nos ombres et même s’y confondre tellement le sort en est jeté…’’. Puisque je ne peux, et ne dois vouloir te changer, je me dois de regarder en moi et puiser dans ce qu’il y a de meilleur afin d’accepter et d’accueillir ce mérite…et pour ce faire, je dois pardonner, même l’inconnu…comme je me pardonne aussi de m’être crue trop petite encore une fois…apprendre que cette confiance est là, sauf que je ne la voyais pas, aveuglée par mes peurs. Oui, partager nos ombres…car dans ton regard, c’est aussi moi que je  vois…j’ai marché ces routes que tu suis à présent…ainsi on se retrouvera, tellement on se ressemble… c’est écrit.

‘’Enfin dans la douceur ranger les armes, offrir le cœur…’’. Oui enfin entourée et bercée par cette douceur qui est celle de me permettre de vivre cette magnifique envolée, je ne me questionne plus inutilement…je pose mon fusil aux balles remplies de doutes et de grisaille…offrir le cœur, oui…et ne plus vivre que pour aimer, sans attendre demain, mais aimer maintenant, même sans certitudes et malgré tout.

Que reste-t-il comme conclusion?  Et bien, celle que tout est encore à bâtir, donc, à suivre…

D.A. Lavoie

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 …and here it goes for a second tour! Yesterday, I finished the first part of  »To be continued (1)  » by writing that there was no end, just new beginnings. Today, I still believe it. Really, how could I write  »The end » while the movie has not even started yet? I barely just saw a simple and a little foggy introduction of it! To change again… because more than the fear of the other, it is a fear about me that puts me back in this whirlwind of darkness. I listen and I hear a song…it tells me what my heart, who wants to take over my head, tells me.

 »Wanting to love you…even if I’m full of uncertainties …just blow the dust of the past…I have to find my way… and to never return there… ». Not go back…but to what exactly? What does ‘’there’’ means? Just maybe not to retrace the steps that made me walk in the dark…not to scream breathlessly into the void and to hurt myself for nothing…not return to feel incapable, unworthy, or unable, in front of love and of life, and to not believe that I have the right to do so…to never return to the icy river, trying to always swim against the current, but this time, finally, just go with the flow and embrace the wave that you are.

 »Wanting to love you… to learn trust, to forgive in advance, because it is for me to change…to share our shadows, because they so much look alike…  ». Since I cannot change you, and should not wish to, I have to look inside of me and tap into what is best in it, so I can accept and welcome what is deserved…and to do that, I have to forgive, even the unknown…as I also have to forgive myself for believing I was too small again…and learn that trust is there, only I did not see it, blinded by my fears. Yes, share our shadows…because in your eyes , it’s also me I see…I walked the roads that you’re following now…so we will end up together, as so much we resemble each other…it is written.

‘’And in the sweetness, finally store weapons, and offer my heart …  ». Yes, finally surrounded and lulled by this sweetness, I must allow myself to live this wonderful flight, to stop questioning myself needlessly…I put down my rifle filled with bullets of doubt and greyness…to offer my heart, yes…and to only live for love, not tomorrow, but now, even without certainties and in spite of everything else.

What is there left to say as a conclusion? Well, that everything is still to be build, and so, to be continued…

D.A. Lavoie.

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15 réflexions sur “À suivre…(2) – To be Continued…(2)

  1. Chaque histoire d’amour nous permet de grandir, apportant son questionnement, et comme tu le dis, changer encore, jusqu’à être prêt à aimer seulement et donner son coeur librement… Anyway, il y a une incertitude face à l’inconnu et il est sain de se remettre en question, si il y a malaise mais que tu es bien avec toi-même, possible que ce n’est pas le bon… tu n’es pas obligée de changer 😉 …
    Ton texte décrit bien la démarche par cette phrase « partager nos ombres…car dans ton regard, c’est aussi moi que je vois» la capacité de partager avec l’autre SES OMBRES , c’est le début de l’abandon de soi à l’autre et vice et versa…

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    1. Re-bonsoir Marielle…ton commentaire plein de sagesse résume et complète bien mon article…c’est toujours un grand plaisir de te lire! Le jour où enfin nous pouvons partager aussi bien, et surtout, nos ombres, il s’installe une complicité entre les deux personnes impliquées et de la`peut naître et grandir toute une sérénité et un abandon ultime qui fait que deux ne font plus qu’un…du moins c’est ce que je crois! Non, personne n’est obligé de changer…le changement doit se faire librement et par amour. Merci de ton très beau commentaire, à bientôt, prends bien soin de toi, gros bisous.

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  2. bonjour Delvina

     » À suivre…(2)  » est un papier pas comme les autres , il figure parmi l’un de tes meilleurs commentaire .
    avec le présent se construit l’avenir , faire confiance à la vie et à soi même .
    sortir de l’ordinaire et aller vers l’autre , bouger , sentir l’air pur du petit bois dans les alentours .
    faire de l’oxygénation durant ., 40 en suggérant :
     » j »ai tous les jours plus de confiance en moi , plus de certitude en ma réussite  »
    j’ai bien apprécie l’expression :
     » … je pose mon fusil aux balles remplies de toutes et de grisaille ..offrir le cœur …vivre que pour aimer … »
    merci de ce régal intellectuel , combien plaisant .
    bravo! bonne continuité pour ta beauté culturelle .et la verve de ta bonne plume d’or combien très fertile …
    mes amitié majid .

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    1. Re-bonsoir Majid. Tu es toujours si gentil et généreux dans tes commentaires mon ami! Il fallait bien terminer, ou poursuivre plutôt, ce qui en quelque part était aussi une réflexion me reflétant un rêve entouré de sa réalité un peu moins…abstraite! Et pourtant, tant de douceur et d’abandon viennent aussi flotter autour de ce mystère sur lequel demain peut-être sera levé le voile. Merci de ton com, ta visite est toujour bien appréciée! Amicalement, Delvi.

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    1. Tu as parfaitement raison ma belle amie! Chaque jour et amour est un recommencement…alors, vaut mieux rester positif! Merci de ton passage toujours apprécié, gros bisous et bonne soirée.

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  3. Je ne peux mieux dire que ta conclusion que je me permet de citer ici: « ‘’Enfin dans la douceur ranger les armes, offrir le cœur…’’. Oui enfin entourée et bercée par cette douceur qui est celle de me permettre de vivre cette magnifique envolée, je ne me questionne plus inutilement…je pose mon fusil aux balles remplies de doutes et de grisaille…offrir le cœur, oui…et ne plus vivre que pour aimer, sans attendre demain, mais aimer maintenant, même sans certitudes et malgré tout.

    Que reste-t-il comme conclusion? Et bien, celle que tout est encore à bâtir, donc, à suivre…

    Oui rien n’est jamais fini et surtout quand il n’est jamais vraiment commencé, alors il faut s’accrocher à ce que notre coeur nous dit et oui poser les armes. S’accepter dans ses forces, mais aussi dans ses faiblesses et accepter l’autre, si l’accepter ne signifie pas nous brimer… Attendre et espérer… Très beau texte Delvi, merci, gros bisous mon amie et bon lundi 🙂

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    1. Bonjour Gigi…encore une fois, je te remercie de ta douce présence. Non, on ne peur écrire le mot  »fin » lorsque l’histoire n’est même pas encore commencé…il n’y a eu qu’un bref et inattendu, même ingrat, début…à peine une ébauche. Tu sais, ce n’est pas tout de croire aveuglément, mais surtout de redécouvrir que nous possédons encore ces capapcitées d’aimer, de donner et d’attendre, donc d’espérer. Et il n’y a pas de chagrins ni de regrets inutiles…seulement le fait de retrouver que ces bénédictions de la vie sont toujours là, même si je les ai repoussée ou tenter de les renier. Merci ma belle amie, bonne fin de journée et gros bisous.

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