Sarah, l’enfant…

Sarah, l’enfant…

Bonjour. Je reprends aujourd’hui une histoire que j’avais écrite il y a quelques années, dans le cadre d’un cours de français, lors de ma formation en Intégration communautaire. L’idée de ce texte fut issu d’une certaine réalité, soit celle de voir partir une partie de soi et de son coeur par le départ d’une mère très chère. La protagoniste de cette histoire s’appelait Sarah, un nom fictif donné afin de préserver son anonymat. Alors si vous le permettez, je vais recopier ici ces mots, car Sarah aussi ne demande qu’à ressusciter. Donc, je partage avec vous ces quelques phrases qui furent un douloureux passage de sa vie.

 » C’était l’hiver. Un de ces jours où le soleil brille

et où tout ressemble à la veille. Les gens qui vont et viennent…

la radio qui joue une banale chanson d’amour; et il y a la vie qui s’agite dehors.

 

Puis soudain, c’est le silence. Sarah n’entend plus rien

et ne voit plus rien.

C’est le néant qui semble se présenter à elle.

Le visage blême de la mort s’est montré.  

Il n’y a eu ni pleurs, ni cris. Seulement un vide immense.

Dans sa tête, elle s’obstine à faire revivre tant bien que mal

ce visage qu’elle chérissait, et qui lui disait-on ne lui sourirait plus.

 

Alors comme une enfant perdue, Sarah a longtemps cherché

qui elle était et ce qu’elle faisait là, désormais.

N’avait-elle pas été jusqu’à ce matin de janvier

que le prolongement de cette mère-enfant qui aujourd’hui n’était plus?

  Qui pourrait-elle être sans la morte?

Combien lui faudrait-il de moments d’égarements, de regrets et même de culpabilité,

pour tout pardonner et reprendre un semblant de vie?

 

Certes, il y maintenant cinq ans de cela. De l’eau a coulé sous les ponts depuis.

Dehors le soleil brille plus que jamais.

En quelque part cependant, Sarah demeure toujours cette enfant;

mais elle est surtout une enfant de la vie et non de la mort.

Peut-être a-t-elle acceptée qu’après tout la mort, c’est aussi une naissance?  ».

 

Dites-moi, la mort serait-elle vraiment une naissance…ou une renaissance?! Ce corps physique n’a plus de vie pourtant…de là, le grand questionnement de la vie…oui, de la Vie versus la Mort. Merci de votre fidélité et bonne journée.

Delvina A. Lavoie.

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18 réflexions sur “Sarah, l’enfant…

  1. J’ai cette espérance dans le coeur que la mort n’est qu’un passage , une nouvelle terre , de nouveaux cieux nous attendent . Nous laissons notre enveloppe charnelle pour revêtir un corps céleste, Dans ce sens la mort ne m’effraie pas.
    Bonne journée Delvina, bisous

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  2. Bonjour Delvina ,

     » Sarah, l’enfant… » est une histoire d’une certain réalité .
    certes ! Sarah a vécu un douloureux passage de vie , mais l’important c’est de garder les pieds sur terre et d’en faire face .
    quiconque sur terre n’a pas goutté au deuil , au malheur , à ces moments de douleur et de détresse et nul sera épargné …qu’on la vieille ou non …et cela ne dépend pas de nous ….
    Pour Sarah , en tant que gamine , elle doit accepter comme tout le monde .
    cependant , il lui faudra beaucoup du courage pour supporter et contenir toute cette douleur …
    la vie est ainsi faite …du moment qu’il y une entrée , il y a également une sortie .
    l’expression que j’ai tant apprécie et la suivante
     » depuis de l’eau a coulé sous les ponts  »
    merci de cet histoire douloureuse combien éveillante .
    bravo! et bonne continuité pour la verve de ta bon plume
    d’or combien très fertile .
    mes amitié majid .

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    1. Merci Majid de ton passage et pertinent commentaire. Accepter…oui…mais parfois c’est si diificile. Nous devons nous séparer et vivre jour après jour sans l,être aimé qui n’est plus. L’espoir et la foi peuvent sans doute nous consoler, mais il n’en demeure pas moins un vide qui ne se remplit jamaais totalement. Très bonne semaine à toi et gros bisous.

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  3. Ma chère Delvina, ton écrit me touche beaucoup car je suis dans ces émotions ces jours-ci, mercredi le 16, c’était l’anniversaire de ma très chère maman et le 27 l’anniversaire de son décès… J’ai des difficultés à commenter tellement je suis bouleversée, c’est tellement difficile de perdre des êtres que nous aimons tant. Si la mort est un recommencement, je ne suis pas encore assez guérie et sage pour comprendre cela. Très bel écrit mon amie, bonne semaine, gros bisous 🙂

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    1. Ma très chère Gigi, tu as toute ma symparhie et mon soutien…je sais combien ce mois est difficile pour toi et en particulier ces jours-ci. J’y ai pensé en publiant cet article, mais c’était fait. Perdre une mère, c’est perdre une grande part de soi-même je crois…et tout particulièrement lorsqu’on est très proche d’elle. Je te comprends très bien…en perdant la mienne, même si elle était très maade, c’est une part de mon coeur qui mourait aussi, alors je ressens la peine que tu peux ressenir mon amie. Prends soin de toi et bonne fin de journée, merci pour ton com. Gros bisous.

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    1. Je le crois aussi Colette. La mort ne signifie pas qutomatiquement la fin de tout…j’espère que tu as passé un très bon week-end…merci d’avoir pris le temps de passer et bonne fin de journée. Gros bisous.

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  4. Pour moi, la mort est une possibilité de devenir meilleur de vie en vie… un nouvel éveil… une renaissance… une invitation aux portes de l’invisible… un voyage supraterrestre…

    Sarah est un peu nous tous !

    Cet après-midi, Swann, ma troisième âgée de 7 ans dessinait avec une amie. Quand elle s’est levée en souriant et a ouvert mon carton à dessins, pour prendre un vieux portrait au fusain de son papa et m’a expliqué sereinement « Je vais dessiner un masque de mon papa chéri. Pas pour me déguiser maman, mais l’envoyer à Tata pour qu’elle le mette sur sa tombe le soir où l’on fête les morts. Comme ça, Papa viendra me parler le soir d’Halloween avant de retourner avec les anges… »

    Merci pour ce partage Delvina… belle fin de journée… bises….

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    1. Merci d’avoir partagé cette parenthèse écrite par Swann. C’est très touchant et même inspirant. Tu sais ma douce amie, la mort porte en elle une certaine lumière que nous ne voyons pas trop, tellement nous sommes pris dans le tourbillon du chagrin, des regrets ou de nous croire injustement punis que nous ne pouvons rien concevoir de plus. Alors qu’il n’en est rien de tout cela. Ce n’est en somme qu’un passage e plus pour tous les êtres humains je crois. Merci encore, très bonne fin de soirée, et nuit, et gros bisous.

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