Décider de vivre

Exister…seulement parce que d’autres regards vous le permettent. Ne devenir un jour que l’ombre de soi-même parce que vous vous sentez trahi/e, abandonné/e, et même banni/e de quelque royaume. Alors vous allez sur le chemin, seul/e, meurtri/e, blessé/e au plus profond de vous-même. Donc, se peut-il que pendant tout ce temps vous n’ayez existé que parce que vous serviez à quelqu’un? N’être aux yeux de tous que le guerrier infatigable et indomptable d’une guerre dont les généraux avaient deux visages. Aujourd’hui, ce combat est terminé…mais sans lui, est-ce que j’existe encore pour vous??
Exister…mais sans vivre. Et vivre…mais sans exister.
Moi, je suis là, j’écris et mes pensées font un bond en arrière. C’était il n’y a pas si longtemps que mon cœur chavirait, puis en prenait plein la gueule! Certes, un peu d’amertume et le sentiment d’avoir vu s’échapper un rêve sont encore bien présents. Mais il y a tant de tendresse, de chaleur et de d’affection qui sont demeurées enracinées dans mon cœur et ma mémoire, que même les chagrins et les nuits sans rêve ne font plus le poids.
J’ai vécu cette merveilleuse aventure avec toute la fougue et la passion que me dictaient mon cœur…et même ma raison! Aujourd’hui, j’y pense toujours, oui, mais non avec regret ou lourdeur. Ce fut un passage unique et un moment fort de ma vie à ne jamais oublier; d’ailleurs, même si je voulais tout effacer, je ne le pourrais pas! J’existais, pour moi et pour toi…et ensemble nous vivions…et maintenant?

Serait-ce ça la vie de l’humain? Vivre, se battre, se donner, se perdre, s’enraciner, s’abandonner, prendre, recevoir?…et ainsi exister. Exister avec fureur, avec joie, avec espoir…avec le mal et la douleur de voir s’évanouir ce qu’hier encore vous croyiez tenir entre vos mains…et parce que vous existiez, alors vous viviez.
Souffrir…et cette douleur est aussi la vie. Ce n’est certainement pas en les reniant et en se faisant croire que nos sentiments n’existent plus, que ces derniers se tairont pour toujours! Car vivre, n’est-ce pas également, et avant tout, reconnaître et apprivoiser sa peine, puis de lui donner l’espace qui lui revient en nous?!?
Exister…et décider de vivre…un instant, trois semaines ou toute une vie, peu importe. Ce qui compte c’est justement de vivre intensément, entièrement libre et serein, et ne pas seulement avoir peur que demain ne soit pas comme aujourd’hui (et tant mieux s’il ne l’est pas!). N’est-ce pas ce qui trop souvent nous retient de vivre dans toute sa splendeur le moment présent?!?
Décider de vivre…exister au nom de l’amour. Aimer de tout son cœur et de toute son âme, ne fut-ce même qu’un jour. Mais aimer vraiment, non seulement  » parce que  », mais surtout  » malgré  ». Dire je crois que je t’aime est merveilleux…mais dire JE SAIS que je t’aime n’est-il pas tellement plus puissant, plus riche de liberté et de joie?
Décider de vivre…non seulement parce que les autres le veulent et le demandent, pour quelque raison, mais en faire le choix conscient parce que je le veux, parce que je le désire. Le reste viendra, si j’y crois profondément…et si je nourris en moi cet espoir de renaître, d’exister et de vivre encore.
Delvina A. Lavoie
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20 réflexions sur “Décider de vivre

  1. Le temps ne peut se revivre, il passe et durant qu’il est là… Il faut en profiter car nul sait ce que demain sera fait, avec qui l’on sera, soit seule ou pas, avec son ombre ou deux ombres, le temps… Reste un phénomène à mes yeux que j’aimerais comprendre. Pourquoi existe-t-il… Pourquoi n’ayons pas le choix de revivre telles étapes de vie tant aimer.

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    1. Le temps…il est cette chose immatérielle que nous devons à chaque instant matérialiser, afin qu’il ne nous échappe pas et de tout voir! Il demeurera toujours un mystère je crois…celui qui nous fuit et qui nous attend! Merci de ton judicieux commentaire, j’apprécie beaucoup ton passage. Gros bisous.

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  2. bonjour Delvina ,

     » Décider de vivre  » est un papier pas comme les autres .
    il traite des choses de la vie .
    l’insulte , l’abandon , la séparation , …font parti de la vie .
    il ne faut pas toujours regarder en haut , on risque d’avoir mal au coeur
    il faut de temps en temps regarder en bas pour se convaincre de la vie
    ceci dit , décider de vivre est nécessaire et vital .
    a qui appartient le monde ?
    a celui à celle qui sait communiquer …le trésor de la vie est dans l’art du dialogue avec autrui , « vivre ,que piétiner sur place  » dit-on
    l’expression que j’ai apprécié est la suivante :
     » apprivoiser sa peine , lui donner qui lui revient  »
    merci de ce régale intellectuel combien très vivant .
    bravo ! et bonne continuité pour la verve de ta plume d’or combien très fertile
    mes amitié majid .

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    1. Super commentaire mon ami! Comme tu dis si bien, nous devons survivre à tellement de négatif dans cette vie…l’insulte, l’indifférence, l’abandon, la guerre, la négation des certains de nos idéaux, etc. Il faut donc à un certain moment donné apprendre à survivre malgré tou ça et aller au-delà des apparences et de ce quifait mal. Tomber est humain, mais ne rien faire pour se relever est…lâche, je crois. Gros bisous et passe un très beau samedi.

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  3. Terriblement touchant, toute cette souffrance, cette blessure profonde et pourtant, cette force de vie qui, comme les souvenirs, ne s’efface pas…. je pense que beaucoup se retrouvent dans tes mots.
    Merci pour ce beau témoignage.

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    1. Merci à toi de ton passage et de me suivre sur Migration-X3! Oui, la souffrance est tellement profonde parfois qu’elle peut guérir, mais elle ne s’oublie jamais totalement. À bientôt et heureuse que tu aimes.

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  4. Tu sais ma Belle Plume… Je lis ton texte et il me revient en mémoire un autre de tes textes  » sur la différence entre exister & vivre »… Peu importe ce que l’on fait et pourquoi on le fait, si nous nous permettons de sentir nos émotions, nous vivons …

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    1. Bonsoir Marielle…oui, très exactement, si nous laissons nos émotions exister…alors nous vivons, car nos coeurs battent à un autre rythme que simple fonction physiologique! Exister sans vivre…pas logiue! Et vivre sans exister…tout dépend de comment chacun défini ce mot  »d’exister »! Merci pour ton passage, à bientôt, bisous.

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  5. A mon tour de venir par chez toi, rester un moment pour te lire. Je te suis, tu le sais pour partager les mêmes sujets. Je vais continuer ce chemin, le fil des mots de ton intimité si bien partagée. Merci et becs du JOur.

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    1. Bonjour Néa…enchantée de t’accueillir chez-moi! Tu viens quand tu veux…entre ton Blog et le mien, nous partagerons de merveilleuses aventures guidées par l’amour et la passion de mots! Bonne fin de journée à toi, bisous.

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  6. La vie est mouvement, changement, d’où l’importance de vivre le moment présent. L’amour, le bonheur, la sérénité sont des instants précieux à savourer. Et lorsque vient la tristesse, se dire qu’elle aussi est « moment » et que par conséquent, elle évoluera. Garder toujours l’espoir et la force dans le coeur.

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    1. Merci ma douce! Puisque la vie est en perpétuel mouvement, tout autour de nous, et en nous, change, se moule à nos corps et nos esprits…parfois ces choses sont bonheur et joie, parfois douleur et tristesse. L’important, ce qui est bien difficile parfois, c’est de pouvoir se relever après être tombé. Car tomber est humain…ne rien faire pour se relever ne peut conduire qu’à l’anéantissement de soi et de la vie. Au plaisir de te relire Yveline, très bonne fin de soirée.

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  7. Vivre en accord avec soi-même, l’âme au diapason du coeur… malgré les vents contraires, les tempêtes et les tsunamis qui jalonnent nos chemins… aimer la vie, chérir le moment présent même le plus chaotique… savourer chaque seconde et toucher l’extraordinaire de l’ordinaire avec simplicité et joie… rebondir avec courage et volonté…. grandir chaque jour avec vérité… aller au bout de ses rêves avec passion et ne plus perdre de temps… car l’existence est si fragile.. rire, pleurer, croire en soi, en l’homme, en l’amour malgré les bons et les mauvais jours… aimer encore et toujours… garder la foi en la vie et au-delà ! Merci Delvina pour ce texte d’une belle philosophie…

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    1. Bonjour Moonath…ton commentaire est si bien approprié, et il dit tellement tout si bien, que je ne sais quoi ajouter! Sauf que tu as raison…il faut apprendre et se donner la chance de découvrir et de grandir, chaque jour. Croire en nos rêves et ne jamais lâcher. Et même lorsque la vie ne semble plus rien nous apporter de beau, il vient, il y a, toujours quelques chose à quoi nous accrocher. Merci pour ce judicieux commentaire, à bientôt…j’apprécie tes philosophies aussi!

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  8. J’ai beaucoup de difficultés à commenter ton texte Delvina; désolée je ne suis pas dans un état d’esprit pour y arriver; le coeur n’y est pas pour le moment. Peut-être plus tard… Gros bisous mon amie, je sais que tu comprends, à bientôt, Gigi!

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    1. Ne t’en fais pas Gigi, mon amie, je comprends très bien. Cet article ne fut pas écrit pour faire pleurer…d’ailleurs, il ne s’adresse à personne en particulier, même s’il va à tant de gens. Merci de ton passage en ces moments difficiles, gros bisous.

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  9. Salut… Il y a si longtemps… mais le temps fuit… toujours si rapidement qu’il m’essouffle et j’ai peine à le rattraper.
    Vivre… Mais est-ce seulement un choix ? Exister, en prendre conscience, est-ce vivre ? Je ne sais. La douleur est-elle un indice de mon existence ; en d’autres mots, faut-il souffrir pour prendre conscience de mon existence et la vie, limpide, sans heurt, existe-t-elle ?
    Une chose est certaine : c’est moi, et moi seule, qui décide de la vie que je vais mener, si je tourne à droite ou à gauche ou si je continue tout droit. De là, ma liberté s’exerce, une liberté inhérente à chacun, qui est en nous depuis l’instant de notre fécondation. Et la vie continue…
    Réflexion profonde que ce texte que tu as écrit ! Bravo !
    Bonne journée ! Bisous ! xoxoxo

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    1. Bonjour Ariane…tu viens lorsque tu le peux…tout le monde à sa vie à vivre à part le Net! Tu me demandes si vivre est un choix…je crois oui. Car du moment où nous choisissons de vivre, nous avançons, très souvent à tâton, mais quelque chose bouge en nous. Parfois, il nous faut souffrir ou abandonner nos anciennes habitudes et repairs afin de recommencer…si douloureux cela soit-il. Et le fait de décider la gauche ou la droite nous enrichit et nous gratifie de cette liberté d’être, donc d’esxister et de vivre. Merci de ton passage très apprécié et bonne fin de journée, gros bisous.

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  10. Oui, qui n’a pas vu au cours de sa vie, un beu rêve s’évanouir pour certaines raisons … le temps n’efface pas, ça, c’est certain mais il atténue si bien que la vie continue en force si tout est assumé … quelqu’en soit le temps et les années pour y arriver … certitude pour moi ! Merci pour ce magnifique billet Delvina ! Bonne journée à toi,
    Bisous.

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    1. Eh oui Colette…le temps n’efface pas tout, mais atténue les et apaise les chagrins…même s’il y a de ces passages que nous n’oublieront jamais! Comme en toute chose, il faut être patient et laisser la vie nous guider. Merci ma douce de ce commentaire et très bonne fin de journée à toi, gros bisous.

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