Vivre de nos choix

02a40f9b1.jpgAller à gauche ou à droite? Monter ou descendre? Tourner la page ou brûler le livre en entier? Croire ou ne plus y croire? Espérer ou se désespérer? Suivre le courant ou être soi-même? Résister ou abandonner? Se laisser porter ou demeurer inaccessible? Vivre ses passions ou ignorer tout plaisir? Vivre ou exister? Se laisser aller à aimer ou ne plus s’abandonner?
Ouf, cela en fait des questions! Et quelle réponse serait la meilleure? Aucune…si ce n’est que celle qui vous fait vivre et vous rend heureux/se…mais encore, vivre, c’est quoi? Un rêve, un cauchemar, une réalité, un destin tout écrit à l’avance, un défi, une lutte constante ou un immense cadeau? Vivre, est-ce que je le fais? Sûrement, puisque je respire…mais n’est-ce qu’un élément vital? On respire parce que nos poumons nous insufflent de l’oxygène. Nous sommes tellement habitué/e/s à ce que l’air entre en nous, que nous ne rendons même plus compte que respirer nous fait vivre. Nous prenons cela pour acquis et pour une chose toute naturelle!  Et si nos poumons ne faisaient plus leur boulot, serait-ce cela mourir?
Mourir…par le corps, dès que notre cœur arrête de battre. Ou bien mourir déjà bien avant que ne cessent toute fonction vitale. Mourir un peu chaque jour…devant le silence, l’indifférence, la haine ou la guerre. Devant l’injustice, le désespoir ou l’emprisonnement. Mourir en renonçant de continuer, de se battre et d’abdiquer devant un quelconque adversaire. Et cet adversaire parfois, il n’est que nous-même.
Donc, si je résume bien tout ce méli-mélo, vivre, ou plutôt comment nous vivons, ne dépend que de nos choix. Ces décisions que nous prenons, parfois même inconsciemment, par habitude ou encore par ennui…parce qu’il devient plus facile justement de ne pas choisir, de laisser les autres le faire à notre place.

Pourtant un jour, même si toute notre vie nous avons laissé les gens ou les évènements conduire nos existences, quelque chose en nous gronde et parfois se révolte. Personne ne choisit consciemment qu’un cancer mortel ou bien qu’une maladie dégénérative ne vienne l’habiter…alors, là on se dit  »Je n’ai pas le choix… »…non, on n’a pas le choix…sauf que d’accepter et non de subir cette maladie. On n’a pas le choix lorsque meurt un être aimé…ou qu’il nous renie. Le seul choix qui nous est permis alors est celui de nous écraser…ou bien de survivre à ça, en nous.
Mais comment arrive-t-on à voir que derrière le masque de la douleur et de la souffrance se cache aussi une délivrance, un nouveau moi? Comment voir que l’ombre cache aussi la lumière, et que celle-ci devient plus lumineuse encore que jamais auparavant?
Vivre est…la vie. Tout comme aimer est l’amour…ou que mourir semble une fin…contre tout ceci, il y a l’impuissance de nos pouvoirs. Accepter cela, avoir l’humilité et la lucidité de sa faiblesse est déjà une très grande force, une source puissante de vérité…une liberté qui vit en nous et nous permet de continuer. Ai-je les réponses à toutes ces questions? Non…puisqu’au fond je sais…que je ne sais rien. Il appartient donc à chacun d’entre nous de trouver ses réponses…et parfois trouver des réponses n’est plus aussi important. L’important n’est pas dans l’ailleurs ni dans les autres, l’important est en nous. Après tout, est-ce si important et nécessaire à notre sérénité ce que les autres pensent de nous, ou bien encore ce qu’ils croient pouvoir faire de nous?!?
Delvina A. Lavoie
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8 réflexions sur “Vivre de nos choix

  1. Ah, je n’ai malheureusement pas le temps nécessaire pour développer mon avis, mais ces quelques lignes ont réveillé en moi une réflexion qui m’a longtemps travaillée. Qu’est ce que vivre ?
    La vie, est l’inverse de la mort. C’est un ensemble de process biologiques et chimiques qui maintiennent notre corps en homéostasie, en fonctionnement, mais pourtant ce n’est pas ça vivre. Vivre, c’est avoir le choix. A partir du moment où le choix nous quitte, qu’il nous soit propre ou imposé, n’est ce pas à ce moment que l’on perd notre droit à la vie ? La résignation, l’abandon, le rejet pour au final tomber dans l’anhédonie, tous ces symptômes que marquent la fin de vie, et pourtant pas la mort.
    Le choix, celui de changer de cap, de changer d’air, de changer de décor, de prendre le chemin de droite plutôt que celui de gauche, de sortir du flot ininterrompu des êtres amorphes pour emprunter une ruelle dissimulée, c’est ça pour moi vivre. Tout évènement doit avoir plusieurs lectures, visions, et au final, dès que ces lectures disparaissent, dès qu’il n’y a plus qu’un sens qui nous est imposé, et que l’on ne peut dès lors définir le sien, alors c’est pour moi à ce moment que l’on arrête de vivre pour subir.
    Finalement, je suis bien content de voir que chacun à sa vision du même concept, construit avec son histoire et ses croyances… C’est que nous sommes tous vivant.

    A bientôt chère amie, au détour d’une réflexion ou d’une autre…

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    1. Merci pour ce super commentaire Djud! Entre toi et moi, si nous n’avions pas cette possibilité de choisir et que tout nous serait donc imposé, serions-nous plus heureux? Je ne crois pas…car nous ne serions que des robots programmés dont on tirerait les ficelles afin qu’il soit dans un semblant d’état  »d’être vivant ». Comme tu dis si bien, vivre c’est bouger, c’est être prêt à changer de route et le cours de son existence afin de ne pas devenir figé dans une sorte de toile. Nous disons les choses parfois de manière diférente, mais la conclusion est la même…vivre est fait de choix, et plus ces choix sont conscients, plus nous avons une maîtrise sur notre vie…mais encore là, et cela devient un tout autre sujet, il vient de ces choses que nous ne pouvons contrôler…alors que faire??? Choisir la vie…plutôt que la mort de l’âme qui précède la mort physique, cette vie qui fait que nous VIVONS. Encore merci de ton passage et très bon week-end mon ami.

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  2. Beaucoup de sagesse dans ce beau commentaire mon amie! Une des meilleures façon d’être bien avec soi-même, sinon heureux, ne consiste-t-elle pas justement du degré d’acceptation que nous pouvons faire dans la vie? Et ce, tant au niveau émotionnel, que physiqye (santé), spirituel aussi et mental? Apprendre à vivre avec la réalité telle qu’elle se manifeste à nous semble LA réponse…même lorsque cette réalité nous est très difficile à comprendre. Merci Ginette pour ce judicieux com et d’être venue. Très bon week-end et gros bisous.

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  3. Oui Delvina, tu as raison mon amie, que l’on soit en santé, nous avons toujours des choix à faire… On peut garder la tête haute, même dans les moments difficiles, ou baisser les bras et attendre quoi au juste; que quelqu’un viendra régler nos problèmes à notre place? Bien souvent ça n’arrivera pas car il faut y faire face nous-mêmes sans se créer d’attente, sinon la plupart du temps, nous serons bien déçus. Je dirais moi que vivre est un cadeau magnifique qui nous est donné et je pense qu’accepter une maladie ou une situation difficile, pour moi c’est comme si je baissais les bras. Il faut plutôt apprendre à vivre avec et du mieux possible. Ne pas regarder en arrière sur ce que ne pouvons plus faire, mais regarder en avant et voir ce que nous pouvons faire maintenant et que nous ne pouvions pas faire avant, soit par manque de temps ou par manque de courage… Merci mon amie pour ce texte qui incite à une belle réflexion, très nourrissant pour l’âme Delvi, bravo! Gros bisous, Gigi

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  4. Survivre… Vivre… La différence entre les deux concepts est énorme, mais il est tellement difficile par moment de passer de l’un à l’autre…
    On se perd parfois en route, on perd pied… espoir.

    Mais comme tu le soulignes si bien, la solution n’est jamais ailleurs ou chez l’autre. Elle est enfouie quelque part en nous même si elle l’est sacrément bien… Chercher le bonheur ailleurs, c’est le meilleur moyen de passer à côté. De s’oublier, s’égarer, s’épuiser. Comme on dit, charité bien ordonnée commence par soi-même 🙂

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    1. Bonjour Thalyssa…merci de ton passage ainsi que ton judicieux commentaire. Tu as bien raison de répéter que la solution est en chacun de nous et non chez l’autre.  »Charité bien ordonnée commence par soi-même. ». Ma mère le disait toujours et c’est une leçon de sagesse qui résume si bien toute la chose. Passe un très bon week-end ma chère, au plaisir de te relire.

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  5. En tout cas, une chose est sûre ne soyons pas des morts vivants … vivre, c’est vraiment un cadeau ! … Vivons pleinement chacun de nos « aujourd’hui » bien intensément … et, quand le pire viendra … nous aurons cette satisfaction d’avoir vécu … ! Bonne poursuite de cet après-midi Delvina et douce soirée !
    Bisous.

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    1. Bonjour Colette…tu as bien raison mon amie: vivons pleinement aujourd’hui, chaque jour, et nous pourrons dire  »J’ai vécu »…et surtout ne rien regretter! Merci de ton beau commentaire, gros bisous et très bonne fin de journée à toi!

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